07.03.2017

Bilan d’étape de la transition énergétique allemande

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Par Hartmut Lauer, membre de la société allemande d’énergie nucléaire (KTG), Henri Safa, directeur adjoint de l’I2EN, et Joël Guidez, représentant du CEA à l’ambassade de France à Berlin de 2009 à 2011

La transition énergétique se traduit dans la pratique par une introduction massive d’énergies renouvelables dans le mix électrique, des énergies pour la plupart intermittentes et non pilotables. Le fait que l’électricité ne soit pas disponible lorsque l’on en a besoin et qu’inversement elle soit produite en grande quantité lorsque la demande est faible entraîne des difficultés de gestion du réseau électrique. S’appuyant sur l’exemple allemand, l’article présente les limites physiques et économiques liées au développement à grande échelle et dans un délai très court de ces énergies intermittentes. Comme le vieil adage l’énonce, les auteurs rappellent que « l’enfer est pavé de bonnes intentions », et que le développement des énergies a eu un certain nombre d’effets pervers comme l’augmentation brutale du prix de l’électricité, pour des résultats faibles en termes écologiques avec une remontée de la production de CO2 depuis 2009.

La transition énergétique en Allemagne : où en est-on ? 

En 2000, l’Allemagne a fait le choix d’une sortie du nucléaire compensée par une production électrique basée sur un développement accru d’énergies renouvelables (ENR). Les exploitants nucléaires se sont vu allouer un quota d’électricité restant à produire. En mars 2011, quelques jours après l’accident de Fukushima, le gouvernement annonçait un nouveau plan énergétique, confirmant le processus engagé dix ans auparavant et accélérant la sortie du nucléaire. Huit réacteurs ont été immédiatement arrêtés. Les neuf réacteurs restants devant s’arrêter au plus tard en 2022.

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