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Qu'est-ce qu'un réacteur à
haute température (RHT), High Temperature Reactor (HTR en anglais)
?
C’est un réacteur nucléaire d’où
le fluide de refroidissement sort à une haute température
(de l’ordre de 1000°C). Ce fluide est ainsi nécessairement
un gaz.
A ces températures, la chaleur extraite du réacteur
peut être utilisée pour produire de l’électricité
dans une turbine à gaz, mais aussi comme chaleur de procédé,
par exemple pour la production d’hydrogène ou d’autres
réactions chimiques à haute température. On bénéficie
alors d’un haut rendement thermodynamique.
De tels réacteurs ont été étudiés
dès les années 60. Ces études ont abouti essentiellement
à la conception et quelques réalisations de réacteurs
modérés au graphite, refroidis à l’hélium
et utilisant un combustible sous forme de particules enrobées
de pyrocarbone et de carbure de silicium. Ce combustible qui demeure
étanche même à des températures très
élevées de l’ordre de 1800°C garantit un bon
confinement des produits radioactifs même en cas d’accident
de refroidissement. Ces réacteurs sont donc considérés
comme offrant un niveau de sûreté particulièrement
élevé.
Par contre, le fonctionnement à des températures de
l’ordre de 1000°C et l’usage d’un gaz très
léger comme l’hélium comme fluide de refroidissement
constituent des enjeux technologiques difficiles.
Un intérêt renouvellé se manifeste aujourd’hui
à l’égard de ce type de réacteur en particulier
dans le cadre des projets de quatrième génération.
Ceci est lié principalement aux progrès enregistrés
sur les matériaux et les turbines à gaz. Les études
et recherches actuelles pourraient conduire notamment à des
réacteurs modulaires de petite taille (de l’ordre de
300 MWe) et d’un rendement énergétique nettement
supérieur aux réacteurs actuels.
Ces réacteurs ont principalement été étudiés
avec du combustible à l’uranium enrichi, mais ils ont
également un bon potentiel d’utilisation de plutonium
et de thorium.
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