Qu'est-ce que le " syndrome chinois " ?
C'est le titre d'un film "catastrophe" dans lequel une équipe de
journalistes filme en secret un incident dans une centrale nucléaire
alors que la commission de sûreté tente d'étouffer l'affaire. La
personnalité des acteurs (Jack Lemmon, Jane Fonda, Michael Douglas)
mais surtout l'occurrence, 15 jours à peine après la sortie du film,
de l'incident de Three Mile Island, ont fait que ce terme de " chinese
syndrom " a eu le retentissement médiatique que l'on sait.
Ce scénario-fiction supposait que le cœur d'un réacteur fonde, perce la cuve, perce le radier de l'enceinte de confinement, s'enfonce dans la terre et…ressorte aux antipodes !
Une tel accident est physiquement impossible (aussi bien rien de semblable ne s'est-il produit à Three Mile Island où, malgré la fusion d'une partie du cœur, la cuve est demeurée intacte).
Néanmoins la gestion des accidents sur les centrales existantes comprend la prise en compte de scénarios très improbables où les premiers moyens de défense contre les accidents seraient inopérants. C'est ainsi qu'il existe des moyens dits " ultimes " pour refroidir le cœur fondu et le maintenir dans l'enceinte. Et même dans le cas où ces systèmes viendraient à défaillir, le percement du radier prendrait plusieurs jours, laissant un délai suffisant pour prendre toutes les dispositions en matière de protection. La prochaine génération de centrales, et notamment le réacteur franco-allemand EPR, prévoit des dispositifs supplémentaires pour retenir le cœur fondu et empêcher son contact avec le radier.
|