AU CEA, DES MÉTIERS EN ÉVOLUTION CONSTANTE
Par Cédric GARNIER, CEA, Direction des ressources humaines et des relations sociales


Au CEA, plus de 3000 personnes contribuent aux programmes de recherche pour l'électronucléaire. Les métiers exercés par ces ingénieurs-chercheurs et ces techniciens, qui vont de la métallographie à la chimie des procédés en passant par la sûreté ou la radiobiologie - témoignent de la grande diversité de compétences réunies au sein de l'organisme public de recherche.


Si plus de cinquante ans de recherche au CEA ont contribué à doter la France d'un parc électronucléaire compétitif et sûr, de nouveaux défis sont à relever aujourd'hui, pour les équipes de Saclay, Fontenay-aux-Roses, Cadarache, Marcoule/Pierrelatte et Grenoble. Outre les priorités immédiates que constituent, désormais, la gestion des déchets radioactifs de haute activité et à vie longue ou la connaissance plus fine de l'impact de la radioactivité sur le vivant, les études à mener pour l'électronucléaire de demain nécessitent, de la part des technologues comme des fondamentalistes, une capacité d'adaptation professionnelle dans un contexte renouvelé. Compétitivité, qualité, transversalité ou encore ouverture à la société civile … Autant d'exigences nouvelles.

Parce que le CEA est un organisme de recherche, l'évolution de ses métiers suit celle des sciences, des techniques et des connaissances. La diversité y est le maître mot.

L'éventail des métiers des collaborateurs du CEA s'est naturellement élargi avec le temps. Et aux côtés des disciplines " historiques " du CEA telles que la neutronique, la thermohydraulique ou la radiochimie, ce sont parfois de nouvelles spécialités, au sein de familles de métiers existantes, qui se sont constituées dans les unités. C'est notamment le cas pour la sécurité nucléaire qui, si elle a toujours existé au CEA, a vu ses effectifs croître notablement ces dernières années, et ses spécialités s'affirmer au sein des équipes d'exploitation ou de recherche : ingénieurs de sûreté, radioprotectionnistes, ingénieurs spécialistes du risque de criticité, comptables des matières nucléaires ou encore responsables des transports, etc. Tous contribuent à maintenir la culture de sûreté à son plus haut niveau parmi les équipes.

Quelles que soient les disciplines considérées, historiques ou émergentes, généralistes ou très spécialisées, la transversalité demeure plus que jamais au centre de la logique " métiers " du CEA, notamment en matière de recherche pour l'électronucléaire. Ce n'est qu'en associant étroitement chercheurs et ingénieurs - le statut unique d'ingénieur-chercheur pour les cadres scientifiques de l'organisme en témoigne - qu'on favorise la naissance des innovations dont l'économie a besoin.

La formation professionnelle continue revêt une importance primordiale pour des équipes tenues de demeurer au meilleur niveau de l'excellence scientifique et technique.
Dans ce contexte, le parcours professionnel de l'ingénieur-chercheur ou du technicien au CEA ne peut se limiter à un poste figé dans une discipline donnée. Ce qui fait la valeur professionnelle d'un collaborateur au CEA c'est, de plus en plus, la richesse et la diversité de son parcours professionnel. Mobilités thématiques ou géographiques sont donc naturellement encouragées. Le CEA possède des atouts pour encourager cette mobilité au sein de ses équipes : une grande diversité de métiers à tous les niveaux de qualification et dans neufs sites répartis sur l'ensemble de la France, mais aussi un réseau de partenariats établis tant avec des industriels qu'avec les acteurs français et européens du monde universitaire et de la recherche.



Opérations au télémanipulateur dans un laboratoire "chaud"
au CEA/Saclay.



CEA-photo : VIGOUROUX


Ce texte est extrait de la Revue Générale Nucléaire N°5/2000