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L'INSTN, POLE EUROPÉEN
POUR LA FORMATION NUCLÉAIRE
par Jean-Pierre LE ROUX,
directeur de l'INSTN |
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L'INSTN occupe une
place originale dans le système éducatif français. Établissement d'enseignement
supérieur au sein du CEA, il a été conçu à l'origine pour former principalement
les ingénieurs et chercheurs déjà engagés dans leur métier à EDF,
dans l'industrie nucléaire ou au CEA, dans des disciplines technologiques
de pointe que ni l'Université ni les écoles d'ingénieurs n'avaient
alors développées.
Près d'un demi-siècle plus tard, en pleine maturité de l'industrie
nucléaire, l'INSTN a mis en place, à côté des enseignements de type
académique organisés en propre ou en liaison avec les universités
ou écoles d'ingénieurs, un large éventail de formations continues
qui s'appuie sur les compétences existant au CEA comme dans d'autres
organismes ou industries, et, pour le secteur électronucléaire, à
EDF, Framatome, Technicatome, Cogéma, SGN.
Le domaine international n'est pas resté à l'écart, puisque après
les cours organisés à Saclay en liaison avec l'AIEA ou à travers l'ADENI,
le développement de la coopération européenne est maintenant à l'ordre
du jour pour les enseignements au cœur même de la mission de l'INSTN.

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Introduction
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L'INSTN (Institut
national des sciences et techniques nucléaires) a été créé en 1956
; c'est un établissement d'enseignement supérieur rattaché au Commissariat
à l'Énergie Atomique qui est placé sous la tutelle conjointe du ministère
de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie et
du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est
implanté au CEA Saclay et est présent sur les Centres CEA de Cadarache,
de Grenoble et de la Vallée du Rhône (Marcoule), ainsi qu'à La Hague.
Bâtiment principal
de l'INSTN à Saclay
EDF-Photo : Henri CAZIN
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Faisant appel à plus de 1 200 intervenants par an, l'INSTN bénéficie
du concours des meilleurs spécialistes du CEA, qu'il s'agisse des
chercheurs des directions des Sciences de la Matière et des Sciences
du Vivant, plus orientées vers la recherche fondamentale, ou, pour
les domaines appliqués, des ingénieurs des directions des Réacteurs
Nucléaires, du Cycle du Combustible, des Technologies Avancées, des
Applications Militaires ou de l'Institut de Protection et de Sûreté
Nucléaire.
Contribuent également aux formations de l'INSTN, des universitaires,
des chercheurs de divers organismes ou de l'industrie, ou encore,
pour le secteur électronucléaire, des ingénieurs d'Électricité de
France et des entreprises industrielles engagées dans la réalisation
des réacteurs nucléaires (Framatome, Technicatome…) ou impliquées
dans le cycle du combustible (Cogema, SGN…).
Une des principales caractéristiques de l'INSTN, dont l'effectif de
salariés est de l'ordre de la centaine, est donc d'avoir très peu
d'enseignants permanents mais de faire appel à un ensemble de spécialistes,
chercheurs, ingénieurs, médecins, qui assurent aux enseignements de
rester en contact étroit avec les derniers développements des sciences
et techniques et donnent aux programmes les meilleures garanties de
flexibilité.
Son implantation facilite l'accès des étudiants aux installations
expérimentales des laboratoires de recherche du CEA, mais il dispose
en propre d'équipements importants : réacteur nucléaire ULYSSE, simulateurs
de centrales nucléaires -SIREP pour le fonctionnement normal et SIPACT
pour le fonctionnement accidentel-, accélérateur Van de Graaff de
2 MV, microscopes électroniques à transmission et à balayage, laboratoires
de mesures nucléaires, laboratoires de chimie ou de biologie, installations
de simulation pour travaux en zones contrôlées…
Etude de la cinétique
des réacteurs sur ULYSSE à Saclay
EDF-Photo : Henri CAZIN
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La mission principale de l'INSTN reste centrée sur le nucléaire, avec
notamment l'organisation d'une formation d'ingénieur en Génie Atomique
- environ 80 diplômés par an -, mais elle n'a cessé de s'enrichir
de nouveaux domaines explorés par les équipes de recherche du CEA.
Témoins de l'intérêt que porte le CEA au développement de ses collaborations
avec l'enseignement supérieur, les liens tissés par l'INSTN avec des
universités des régions Île-de-France, Rhône-Alpes, Provence - Alpes
- Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon se sont multipliés, aboutissant
à l'organisation en commun de trente-sept enseignements de 3ème cycle
(DEA et DESS) s'adressant à environ 700 étudiants par an.
À ces formations s'ajoutent les enseignements des disciplines de santé
: les spécialisations en médecine nucléaire et en radiopharmacie dont
l'INSTN dispense la partie théorique au niveau national, ainsi qu'un
diplôme de qualification en physique radiologique et médicale destiné
aux physiciens d'hôpitaux.
La formation continue constitue un autre volet important des activités
de l'INSTN, lequel s'appuie aussi sur les compétences développées
au sein du CEA et chez ses partenaires industriels. L'INSTN propose
quelque 130 "sessions d'études" s'adressant à près de 9000 stagiaires
par an sur ses cinq sites d'enseignement. La plupart de ces sessions
peuvent se constituer en ensemble cohérent, voire en cycle complet,
permettant l'acquisition progressive de connaissances de base, complémentaires
ou plus approfondies.
Enfin, au carrefour de la formation initiale et de la formation continue,
l'INSTN propose également des enseignements techniques, parmi lesquels
les formations en radioprotection - environ 20 diplômés du brevet
de technicien et 30 du brevet de technicien supérieur - occupent une
place prépondérante.


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Génie atomique
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Le cours de Génie Atomique est un enseignement "de spécialisation",
destiné à des ingénieurs auxquels il permet d'acquérir :
- Une vision systémique (interactive) d'un large spectre de sciences
et techniques mises en œuvre dans le secteur énergétique nucléaire
;
- Une formation initiale spécifique d'un bon niveau en neutronique
et physique des réacteurs nucléaires.
Grâce à cette vision globale approfondie, les ingénieurs en génie
atomique, sans devenir des spécialistes de chacun des domaines scientifiques
abordés, seront à même de résoudre de nombreux problèmes fortement
interactifs rencontrés durant les phases de conception, de réalisation,
d'exploitation et de démantèlement des installations nucléaires.
Le cours de spécialisation en Génie Atomique, d'une durée d'une année
universitaire, se déroule en deux étapes :
- Une première étape composée d'"enseignements académiques" (Cours,
TP, TD) d'une durée d'environ 500 heures, ne traitant que d'aspects
spécifiquement "nucléaires" : neutronique, physique nucléaire
appliquée, thermohydraulique des réacteurs nucléaires,
métallurgie et matériaux nucléaires, critères
de conception mécanique nucléaire, instrumentation nucléaire,
radioprotection, sureté nucléaire, fonctionnement des
réacteurs, cycle du combustible, démantèlement,
économie du nucléaire, communication dans le nucléaire.
L'enseignement comporte de nombreux TP : mise en uvre des "grands"
codes de calcul neutroniques, thermohydrauliques, mécaniques
et radioprotection ; études de l'instrumentation nucléaire
et de son traitement électronique ; études sur simulateurs
de réacteurs nucléaires et sur réacteurs réels.
- Une seconde étape constituée par la réalisation d'un "projet" d'une
durée de 3 à 6 mois. La spécialisation en génie atomique étant avant
tout une formation pluridisciplinaire dont la spécificité est l'optimisation
interactive des nombreux paramètres conceptuels d'une installation
nucléaire, l'application de cette vision systémique à un cas industriel
concret est un point important de la formation. Ce projet est mené
sous la direction d'un "maître de stage" au sein d'une entreprise
ou d'un organisme de recherche du secteur nucléaire, français ou étranger.
Par le nombre et le volume des cours spécifiquement nucléaires ainsi
que des installations mises en œuvre, cette formation est unique en
France. Depuis sa création en 1956, la formation d'ingénieurs en Génie
Atomique a diplômé environ 4000 étudiants (voir figure) que l'on retrouve
aujourd'hui dans tous les grands groupes ou organismes du secteur
nucléaire français : EDF, CEA, Framatome, Technicatome, COGEMA, Marine
Nationale, etc. De nombreux étudiants étrangers provenant de pays
très divers ont également suivi cette formation et constituent aujourd'hui
un réseau de correspondants privilégiés.
Historique du nombre de diplômés du
cours de Génie Atomique.
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Le cours de Génie Atomique s'adresse à deux catégories d'étudiants
: civils et militaires. Les étudiants civils occuperont des postes
d'études, d'exploitation ou d'entretien des réacteurs nucléaires et
des installations du cycle du combustible. La formation des étudiants
militaires répond au besoin de formation d'officiers occupant des
postes importants sur les sous-marins et porte-avions nucléaires français,
ainsi qu'au sein des états majors.
Les ingénieurs en génie atomique resteront des spécialistes recherchés
au cours des prochaines années. En effet, dans le secteur civil, la
phase des grands investissements du secteur électronucléaire français
(construction du parc électronucléaire EDF, construction des usines
amont et aval du cycle) est à présent achevée et ne redémarrera probablement
que dans 10 ou 15 ans. Cependant durant cette période, l'exploitation
sûre du parc et des usines du cycle, l'amélioration permanente de
leur compétitivité et leur maintenance resteront des enjeux très importants.
Le contexte français et européen continue d'évoluer : exigences sans
cesse accrues en termes de sûreté, de radioprotection, d'impact environnemental,
de contrôle de ces exigences, et d'ouverture du marché de l'électricité
à un environnement concurrentiel très fort. Par ailleurs, il s'agira
de préparer le renouvellement du parc électronucléaire à horizon 2020.
Il est probable que dans cette perspective de nouveaux concepts et
de nouvelles solutions techniques seront mis en œuvre. Sur toutes
ces thématiques, la contribution des ingénieurs sera à l'évidence
fortement sollicitée, et une formation initiale de qualité en Génie
Atomique très appréciée.
Pourtant, face à cette demande actuelle et prévisible de scientifiques
de type " ingénieurs en Génie Atomique ", on observe depuis quelques
années une désaffection croissante des jeunes pour les formations
scientifiques en général et nucléaires en particulier. Un regroupement
des formations de type " génie atomique " au niveau européen devient
peu à peu une nécessité ressentie par divers pays afin de conserver
une taille raisonnable aux effectifs des promotions. Différentes possibilités
sont à l'étude. L'INSTN contribue dès à présent à cette ouverture
en étudiant la mise en place en 2001-2002 d'une structure modulaire
du cours de Génie Atomique qui permettra aux étudiants français et
étrangers de suivre les différents cours au sein de l'INSTN ou des
Universités étrangères offrant le même type d'enseignement.
Cette organisation modulaire des cours permettra également de donner
la possibilité aux ingénieurs des grandes entreprises ou laboratoires
nucléaires de venir beaucoup plus facilement se former sur le sujet
de leur choix, ou d'acquérir l'ensemble des connaissances en génie
atomique (et donc le diplôme d'ingénieur en génie atomique) en suivant
les différents modules sur plusieurs années.


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Enseignements
de radioprotection
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L'une des spécificités françaises en matière de formation initiale
diplômante des professionnels de la radioprotection (RP) réside dans
une double approche des formations. Des formations généralistes, parfois
préférées par certains exploitants espérant une meilleure aptitude
à la mobilité dans l'entreprise, incluent un quota d'heures variable
et généralement très faible de RP. La seconde approche, développée
par l'INSTN repose sur des formations spécifiques, entièrement consacrées
à la radioprotection.
Travaux pratiques sur boîte à gants
à l'antenne INSTN de La Hague.

EDF-Photo : Raymond DE SEYNES |
Le choix des niveaux de formation résulte des besoins qualitatifs
et quantitatifs exprimés par les professionnels et les exploitants.
Les formations diplômantes, organisées au niveau national par l'INSTN,
couvrent tous les niveaux d'éducation, du niveau fin de classe de
3ème (Premier Niveau en Radioprotection) jusqu'au niveau ingénieur
Bac+5 (DESS en Radioprotection).
Les besoins exprimés par les professionnels et les opérateurs industriels
ont démontré la nécessité de disposer de quatre types de personnels
formés à la radioprotection. Il s'agit (1) d'agents de radioprotection
capables de réaliser des contrôles radiologiques de terrain, (2) de
techniciens pour mettre en œuvre, en routine, des mesures de radioprotection
et en contrôler l'efficacité, (3) de techniciens supérieurs, participant
à l'élaboration des mesures de radioprotection et capables de gérer
des équipes d'intervention, (4) d'ingénieurs participant à la conception,
à la prévention des risques, au contrôle des installations et à la
surveillance du personnel exposé, en situation normale ou accidentelle.
Les enseignements mis en place pour répondre à ces demandes comprennent
4 types de formations (cf. Figure). Le Premier Niveau en Radioprotection
(PNR - huit semaines), premier niveau de formation générale dans le
domaine de la radioprotection, le Brevet de Technicien en Radioprotection
(BT- 4 mois + 1mois de stage pratique), le Brevet de Technicien Supérieur
(BTS- 6 mois + 2 mois de stage pratique) et enfin, le Diplôme d'Études
Supérieures Spécialisées de radioprotection (DESS - 6 mois+ 6 mois
de stage pratique).

Formation initiale des professionnels de la radioprotection
:
filières conduisant à un diplôme.
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Ces formations sont ouvertes aux salariés, pour leur permettre d'améliorer
leur qualification professionnelle par le biais de la formation continue
professionnelle, ainsi qu'aux étudiants voulant accéder au métier
de la radioprotection. Associant connaissances théoriques et compétences
opérationnelles, elles sont reconnues par les professionnels et les
exploitants, BTS et DESS l'étant par le Ministère de l'Éducation Nationale
et l'AIEA.
A leur demande et en collaboration avec 5 partenaires européens, l'INSTN
a créé un enseignement européen de radioprotection (European Radiation
Protection Course) en langue anglaise. Dans le cadre de l'harmonisation
des formations et des qualifications professionnelles en Europe, cette
formation s'adresse à des cadres de radioprotection du niveau " expert
qualifié " défini par la directive 96/29/Euratom. Ouverte aux étudiants,
la formation est facilement accessible aux salariés, par le choix
délibéré d'une organisation en 4 modules indépendants de 3 à 5 semaines.
Cette expérience inclura dès 2001 d'autres partenaires européens.
L'INSTN dispense également de nombreuses sessions de formation continue
à destination des utilisateurs de sources de rayonnements ou des personnels
qui y sont exposés. Certaines d'entre elles relèvent d'exigences réglementaires
(personnes compétentes, transport de matières radioactives…) ou d'exigences
spécifiques des opérateurs, telles les formations CEFRI.


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Formations médicales
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Depuis 1965, l'INSTN a une forte implication dans la formation des
personnels du domaine médical utilisant des techniques fondées sur
les rayonnements ionisants.
A des fins diagnostiques et thérapeutiques, les médecins nucléaires
s'appuient sur des techniques nucléaires qui fournissent des informations
fonctionnelles et métaboliques. Les radio-pharmaciens préparent et
contrôlent la qualité des produits radio-pharmaceutiques utilisés
à titre diagnostic ou thérapeutique par les médecins nucléaires. Les
physiciens d'hôpitaux interviennent en médecine nucléaire, en radiothérapie
et en radiodiagnostic. Responsables du calcul et de la mesure de la
dose délivrée au patient, ils assurent également l'étalonnage et le
contrôle de qualité des appareillages et la radioprotection du personnel
et du patient. Les actes médicaux correspondants sont réalisés par
des personnels techniques.
Le Diplôme d'Études Spécialisées (DES) de Médecine Nucléaire comme
le Diplôme d'Études Spécialisées Complémentaires (DESC) de radiopharmacie
sont organisés par l'INSTN au niveau national, en liaison avec les
universités des différentes inter régions médicales. Le Diplôme de
Qualification en Physique Radiologique et Médicale (DQPRM) créé en
1997 par l'INSTN et seul diplôme français de ce type, conduit à la
délivrance par le ministère de la Santé d'un agrément permettant l'exercice
de la profession de physicien d'hôpital.
En plus des formations initiales diplômantes et à destination de ces
personnels médicaux, l'INSTN organise en partenariat avec les associations
professionnelles des sessions de formation continue sous la forme
d'enseignements post universitaires (EPU). Des sessions de formation
continue sont également proposées aux techniciens de médecine nucléaire.
Dans le but d'harmoniser au niveau européen les pratiques et les formations
en médecine nucléaire et en radiopharmacie, et les flux d'étudiants
concernés dans l'ensemble des pays européens étant relativement faibles,
l'INSTN a proposé et mis en place, dès 1999, un enseignement international
de radiopharmacie qui a concerné 21 étudiants de 11 pays d'Europe.
Cette démarche se poursuit avec la mise en place dès 2001 d'un enseignement
international de médecine nucléaire.
Cette volonté d'internationalisation des enseignements s'est vue récompensée
par la reconnaissance du cours européen de radiopharmacie par l'European
Association of Nuclear Medicine (EANM) et par l'accréditation de l'INSTN
par l'EANM, en septembre 2000, comme centre de formation à la médecine
nucléaire.


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Formation continue
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À côté de ces enseignements longs destinés à préparer un diplôme,
l'INSTN propose à un public déjà engagé dans la vie professionnelle
des sessions d'études plus courtes destinées à la mise à jour des
connaissances ou à l'initiation à des techniques nouvelles. Ces sessions
couvrent des domaines très divers : centrales nucléaires, matériaux,
cycle du combustible nucléaire, radioprotection, environnement, sûreté,
qualité, radio-isotopes en biologie, mesures de radioactivité, etc.
, et, comme pour les enseignements "académiques", elles s'appuient
sur les compétences développées au CEA et chez ses partenaires industriels.
En 1999, près de 9000 personnes ont participé à 3000 sessions sur
quelque 130 thèmes différents ; cet ensemble de sessions est réalisé
dans le cadre d'un plan d'assurance qualité et est actuellement l'objet
d'une démarche de certification ISO 9001, traduisant la volonté d'apporter
aux participants un enseignement au fait des évolutions techniques
ou réglementaires et qui soit délivré par des formateurs utilisant
les meilleures méthodes pédagogiques.


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Formations internationales
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Les cours organisés à l'INSTN sont généralement ouverts aux étudiants
étrangers au même titre qu'aux étudiants français. L'INSTN organise
également des cours destinés exclusivement aux spécialistes des pays
étrangers, sous l'égide de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique
(AIEA) ou de l'Association pour le Développement de l'Enseignement
Nucléaire International (ADENI).
En étroite collaboration avec l'AIEA, l'INSTN organise chaque année
depuis 1976 un ou deux cours spécialement conçus pour des spécialistes
venant des pays en voie de développement et exerçant des responsabilités
dans leur pays. Ces cours, donnés à l'origine exclusivement en français,
le sont actuellement indifféremment en français ou en anglais ; après
une première période où une place importante était accordée à des
thèmes liés aux phases initiales de conception et de construction
des centrales nucléaires, les cours traitent de sujets très divers
relatifs à l'exploitation des centrales nucléaires, à la sûreté, à
la radioprotection, aux différentes étapes du cycle du combustible,
à la gestion des déchets nucléaires, etc.
C'est dans ce cadre qu'ont été organisés en 2000 un cours sur " La
recherche de qualité dans le management des centrales nucléaires ",
un séminaire sur " La législation et la réglementation en matière
de radioprotection ", et un atelier sur " La radioprotection en radiologie
diagnostique ".
Un cours sur la sûreté des centrales nucléaires est programmé pour
l'année 2001.
L'ADENI est une association selon la loi de 1901 qui rassemble les
principaux acteurs du nucléaire français et qui s'est fixé pour but
de promouvoir à l'international l'industrie nucléaire française par
l'enseignement. Elle le fait en attribuant des bourses à des étudiants
étrangers venant suivre des enseignements nucléaires en France, en
apportant son parrainage et son concours financier à des actions d'enseignement
à l'étranger, comme c'est le cas à l'Asian Institute of Technology
de Bangkok où elle soutient l'organisation d'un module nucléaire animé
par des enseignants français au sein d'un master d'énergétique, enfin,
en organisant à l'INSTN des séminaires. En 2001, quatre séminaires
sont programmés : International Seminar on Nuclear Fuel Cycle (26
février- 9 mars), Présentation des VVER (29 - 31 mars), International
Seminar on Nuclear Waste Management (18 - 22 juin) et International
Seminar on Nuclear Experience in France (15 - 19 octobre).
Ce texte est extrait de la Revue Générale Nucléaire N°5/2000

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