| Le
Forum Atomique Français est une association professionnelle
qui rassemble les entreprises et organismes s’intéressant
aux questions scientifiques et techniques dans le domaine nucléaire.
Il crée des liens entre ses membres pour dégager une
attitude commune sur les questions posées par le développement
de l’industrie nucléaire.
Le FAF compte actuellement 12 membres. A côté d’EDF,
du CEA, du Groupe AREVA et de ses filiales, on trouve le GIIN, qui
lui-même regroupe plus de deux cents entreprises, et un certain
nombre de sociétés s’impliquant particulièrement
dans les évolutions du monde nucléaire : Alstom Power,
Spie Thermatome, Schneider Electric, MGP Instruments …..
Membre fondateur de FORATOM* (http://www.foratom.org)
– qui est l’organisme fédérateur à
niveau européen des « foras » nucléaires
nationaux des pays de l’Union Européenne, et, au cas
par cas, des pays souhaitant adhérer à l’Union
Européenne – il y représente de façon
officielle les intérêts français tels que ses
adhérents le lui demandent. Son activité croissante
dans ce domaine est liée aux interventions de plus en plus
marquées de la Commission Européenne et du Parlement
Européen en matière énergétique et environnementale.
Le FAF assure par ailleurs la promotion de l’industrie nucléaire
en France, en Europe et dans le monde en organisant des participations
groupées à des salons, expositions et congrès
spécialisés.
Contact : Forum Atomique Français
5, rue des Morillons
75015 Paris
E-mail : sfen@sfen.fr
*Foratom a organisé, les 25 et 26 novembre 2004, un colloque
ENA (European Nuclear Assembly 2004) sur le thème : "Nuclear
energy : an essential option for Europe".
Site : http://www.ena2004.org
Vers une
approche communautaire
de la sûreté nucléaire
Compte-rendu de la réunion-débat organisée
à Paris
le 13 janvier 2004
Comme devait le rappeler le Président du Forum Atomique
Français, Francis Tétreau, cette
rencontre avait trois objectifs :
- Faire mieux connaître aux industriels du nucléaire
français les activités du FAF et les actions entreprises
par Foratom pour défendre les positions des industriels au
niveau Européen ;
- Apporter aux industriels une information sur le débat énergétique
européen et, plus particulièrement, sur les directives
communautaires en cours de préparation concernant l'énergie
nucléaire ;
. Enfin, en réunissant les industriels, à un moment
où des signes encourageants et concrets d'un redémarrage
du nucléaire en Europe sont perceptibles, il s'agissait aussi
de réactiver le lien entre des sociétés ayant
participé au programme nucléaire civil français
au cours de ces trente dernières années.
Mme Chevasson, Directeur Déléguéaux
Affaires Européennes du CEA, et Secrétaire du Comité
Technique Interministériel, après avoir souligné
que des écueils restaient à franchir (le souvenir
de Tchernobyl est toujours présent - la libéralisation
du secteur de l'énergie est difficile à concilier
avec les exigences de sûreté) a rappelé les
efforts de la Commission pour avoir un vrai débat sur l'énergie,
une stratégie cohérente et une vision à long
terme. Mme Chevasson a souligné, de façon claire et
concise, le rôle très positif de Bruxelles vis-à-vis
de l'énergie nucléaire et, tout particulièrement,
celui de Mme De Palacio, tout en indiquant que 2004 allait constituer
une année charnière en raison, d'une part, des élections
européennes qui induiront un renouvellement de la Commission,
et, d'autre part, du démarrage du projet de réacteur
finlandais en l'attente d'une décision sur l'EPR en France.
Mme Chevasson concluait en souhaitant une mobilisation générale
s'étendant aux nouveaux Etats membres, pour que l'énergie
nucléaire retrouve sa vraie place dans le débat énergétique
européen.
M. Waeterloos, Directeur Sûreté et
Sécurité Nucléaire à la Commission Européenne,
est intervenu pour fournir un éclairage complet sur les derniers
développements relatifs aux projets de directives envisagées
au niveau européen.
C'est suite à une demande du Parlement Européen de
juillet 2002 que la Commission, invitée à prendre
une initiative dans le domaine de la sûreté nucléaire,
a émis deux propositions de directives, à savoir :
- La première définissant les obligations de base
et les principes généraux dans le domaine de la sûreté
des installations nucléaires,
- La seconde concernant la gestion du combustible nucléaire
irradié et des déchets radioactifs.
Le contenu des directives, les progressions mais aussi les difficultés
rencontrées ont été très clairement
présentés par M. Waeterloos. Ces directives répondent
à un souhait d'harmonisation des approches réglementaires
dans les différents pays membres et aux attentes de l'opinion,
dont un sondage récent montre qu'une majorité d'Européens
seraient rassurés si l'UE fixait des règles communes
pour la sûreté des installations et le traitement des
déchets.
Au cours d'un débat nourri, l'assistance d'environ soixante
personnes représentant une trentaine de sociétés
différentes, s'est notamment interrogée sur les chances
d'adoption de ces directives avant les élections européennes
du printemps 2004. L'orateur a émis le souhait que ces directives
soient adoptées avant le changement de Commission, pronostiquant
que tout report risquait de rendre leur aboutissement aléatoire.
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