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Les réacteurs nucléaires
d'essais et de recherche constituent depuis plus de 50 ans des outils
précieux pour la poursuite du développement et l'optimisation des
réacteurs de puissance actuels, y compris de leur combustible, pour
des applications médicales, la fabrication d'isotopes, la formation
des chercheurs et la recherche fondamentale dans de nombreux domaines.
Le numéro 3/2002 de la Revue Générale Nucléaire, qui est consacré
à ce thème, donne une vue d'ensemble systématique de l'histoire et
des principaux réacteurs de ce type en Europe, et décrit les programmes
et projets actuels dans ce secteur.
Les réacteurs d'essais et de recherche
ne servent pas à la production d'énergie. Leur puissance thermique
moyenne se situe entre 0 MW en cas de configuration critique et 100
MW pour certains essais et prototypes. La construction, l'exploitation
et la maintenance de ces installations sont en tous cas onéreuses.
C'est la raison pour laquelle de tels réacteurs sont en général intégrés
dans de grands instituts de recherche. Comme le montre la RGN, la
plupart de ces unités ont été conçues et construites dans les années
60 en tant que projets nationaux. Elles ont entre temps pris de l'âge
et ne remplissent plus toujours leur mission de manière optimale.
C'est ainsi que les exigences posées à la précision des paramètres
du flux neutronique et au domaine du réglage lors d'essais d'irradiation
sont aujourd'hui bien plus élevées que ne pouvaient l'assumer le réacteur
français Osiris par exemple ou " l'œuf atomique " allemand. Ils sont
donc remplacés par les nouveaux réacteurs Jules Horowitz et FRM-II,
qui font l'objet d'une présentation détaillée dans la RGN. Contrairement
à leurs prédécesseurs, ces nouvelles installations ne sont plus des
projets d'importance nationale, mais de portée européenne. Au début
de 2002, huit réacteurs d'essais et de recherche étaient en construction
à l'échelle internationale, et une dizaine en phase de projet concret.
Les progrès réalisés dans le domaine du combustible sont essentiels
sous l'angle de la non-prolifération des matières fissiles, comme
le montrent d'autres articles de ce numéro de la RGN. La plupart des
nouvelles installations utilisent de l'uranium enrichi à moins de
20 %. Le combustible Cermet utilisé aujourd'hui, combustible qui contient
de l'uranium sous forme de composé de silicium, ne peut toutefois
pratiquement pas se retraiter. Il devrait être remplacé d'ici 2006
par un combustible avec composé uranium-molybdène qui permet de travailler
avec un enrichissement encore plus faible.
Synthèse du numéro RGN, parue dans le Bulletin de l'Aspea (Association suisse pour l'énergie atomique), n°14/2002
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