11.28.2017

Etats-Unis : vers des tests de sécurité délégués aux opérateurs ?

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Par la rédaction et l'Ambassade de France aux Etats-Unis

Tandis que la sécurité des centrales nucléaire continue de faire débat en France, avec l'intrusion mardi 28 novembre de militants de Greenpeace dans la zone non nucléaire de la centrale de Cruas-Meysse, le régulateur américain, pays où cet enjeu est pris très au sérieux depuis le 11 septembre 2001, songe à déléguer une partie des tests de sécurité anti-terroristes aux opérateurs.

La direction de l'autorité de sûreté nucléaire américaine, la NRC, a laissé entendre que déléguer aux opérateurs la réalisation d'un des deux exercices « force-on-force » (FOF), consistant en une simulation d’attaque terroriste, aujourd'hui réalisé sur chaque réacteur tous les trois ans par la NRC, pourrait « être plus efficace et présenter des améliorations ». La NRC reconnait néanmoins les risques de conflits d’intérêts potentiels inhérents au fait de laisser les opérateurs juger eux-mêmes du niveau de sécurité de leurs installations.

Le Nuclear Energy Institute (NEI), instigateur du nouveau projet de loi, critique en effet les réformes prises après le 11 septembre 2001 et la difficulté accrue qu'a induit la recherche d'une meilleure prise en compte de la nouvelle menace terroriste grandissante, modifiant les tactiques d’attaque, les armes, la fréquence des tests (de 1 tous les 8 ans, la NRC est ainsi passée à 2 tous les 3 ans)... Toutes ces implémentations ont généré des augmentations de coûts. Dans le contexte de pression financière que subissent les centrales, le NEI argue que ces exercices plus complexes et plus fréquents, en plus de ne pas être représentatifs de la menace réelle, sont un fardeau pouvant être allégé.

Dans ce cadre, la NRC envisagerait de laisser le NEI conduire un premier test expérimental avant de prendre la décision finale.

Cet article est un résumé d'articles parus dans la presse. Il n'engage en aucun cas ni la responsabilité de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, ni celle de son Service nucléaire.

Crédit photo : NRC