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Organisation d’un débat national sur la gestion des déchets radioactifs

"La définition et la mise en œuvre de solutions pérennes et sûres pour la gestion de tous les déchets radioactifs représente une nécessité non seulement du point de vue des industriels du secteur nucléaire et des Pouvoirs publics français mais aussi de l’ensemble des citoyens français, comme en attestent régulièrement les sondages d’opinion. Chaque Français doit pouvoir s’informer et exprimer ses préoccupations sur un sujet aussi important pour la protection de la santé et de l’environnement. Car au-delà de l’évaluation technique et de la contribution de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques, il est nécessaire que l’information et la discussion ne soient pas réservées à un cercle restreint.", ont indiqué Serge Lepeltier, ministre de l’écologie et du développement durable, et Patrick Devedjian, ministre délégué à l’industrie dans un communiqué commun le 3 février.

Le consortium Olkiluoto 3 prend la responsabilité du site de construction de l’EPR en Finlande

Le 1er février 2005, la responsabilité du site de construction de la nouvelle centrale nucléaire d’Olkiluoto en Finlande, jusqu’alors détenue par Teollisuuden Voima Oy (TVO), a été transférée au consortium Olkiluoto 3 établi par AREVA et Siemens, conformément au planning initial. L’électricien finlandais TVO était chargé d’importants travaux de préparation du site : le terrassement pour les bâtiments de la centrale, la construction de canaux d’eau de refroidissement et la fourniture d’infrastructure comprenant les voies d’accès et l’approvisionnement en eau et en électricité. Au sein du consortium, Framatome ANP, filiale d’AREVA et de Siemens, fournira l’îlot nucléaire et Siemens Power Generation, l’îlot conventionnel.

Areva remet une offre pour la construction de 4 réacteurs nucléaires de 3ème génération en Chine

Le groupe AREVA a officiellement répondu le 28 février 2005 à l’appel d’offres international lancé le 28 septembre 2004 par les autorités chinoises pour la construction de 4 îlots nucléaires à Yangjiang et Sanmen, ainsi que le transfert de la technologie de 3ème génération.
L’offre commerciale d’Areva propose l’EPR, aujourd’hui le seul réacteur de 3ème génération ayant déjà reçu commande de la part de clients électriciens.
De type "évolutionnaire", l’EPR bénéficie du retour d’expérience des 98 réacteurs nucléaires construits par le Groupe dans le monde et résulte d’importants programmes de recherche et développement. Il s’inscrit dans la continuité de la technologie REP déjà transférée en Chine.

Nouveau record de consommation d’électricité en février

Un niveau de consommation d’électricité record de 86 024 MW a été enregistré le 28 février 2005 à 19h15 par RTE, l’entreprise responsable de la gestion du réseau d’électricité français à haute et très haute tension. Le précédent record remontait au 26 janvier 2005, à 19h03, avec une consommation nationale d’électricité de 84 706 MW. Cette forte demande est due à la vague de froid exceptionnelle que la France a connue fin février, avec des températures inférieures de 10°C aux normales saisonnières.
Le réseau français est relié à ceux des pays voisins, ce qui permet des échanges d’électricité. Habituellement la France exporte vers la plupart de ses voisins. Ainsi, en 2004, la France a exporté 12% de sa production. Mais le 28 février, elle a importé 3% de sa consommation, l’électricité venant principalement d’Espagne et d’Allemagne. Une telle situation n’avait pas été rencontrée depuis plus de vingt ans (janvier 85).
RTE, dans un communiqué, estime que "ce record de consommation doit appeler l’attention des Français sur l’importance que représente la maîtrise de la consommation d’électricité, essentielle dans une période où l’équilibre entre la demande et l’offre est particulièrement tendu".

Sortie des décrets de mise à l’arrêt définitif de Siloette et Siloé

Deux décrets (n° 2005-79 et n° 2005-78 du 26 janvier 2005) autorisant le CEA à procéder aux opérations de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement des réacteurs Siloette et Siloé sont parus le 2 février au Journal Officiel. Les installations nucléaires de base, respectivement INB n° 21 et INB n° 20, sur le territoire de la commune de Grenoble, en Isère, seront ainsi démantelées d’ici à fin 2007, et le CEA s’engage à réduire au maximum les déchets issus de ces opérations, le site retournant « à l’herbe ». La déconstruction de Siloette (100 kW), qui n’était plus utilisé que pour la formation sur réacteur de recherche, est estimée à environ 7 millions d’euros, contre 58 M€ pour les 35 MW de Siloé, arrêté depuis 1997.

Accord de coopération France/Belgique pour la transmutation des déchets radioactifs

Un prototype de réacteur nucléaire destiné à étudier en particulier la transmutation des déchets hautement radioactifs sera construit à partir de 2011 en collaboration franco-belge, aux termes d’un accord signé dans le cadre du projet européen Myrrha, a annoncé le CNRS début février. Selon cet accord, conclu par Je CNRS et le Centre belge d’étude de l’énergie nucléalre (Studiecentrum voor Kernenergie/SCKoCEN), les deux organismes de recherche doivent aboutir à "une première démonstration mondiale" d’une nouvelle catégorie de dispositifs appelés "Systèmes pilotés par accélérateur" ou SPA (en anglais : Accelerator Driven Systems/ADS).

Accord entre cinq pays pour la recherche sur la génération IV

Les représentants de cinq pays, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Canada et Japon, ont signé le 28 février à Washington un accord-cadre pour développer en commun la recherche sur les "systèmes nucléaires de 4e génération", réacteurs nucléaires civils qui pourraient voir le jour dans une trentaine d’années, a expliqué l’ambassadeur de France Jean-David Lévitte, qui organisait la cérémonie.
Cet accord est l’aboutissement d’une concertation lancée en janvier 2000 à Washington lors d’une réunion des principaux responsables de la technologie nucléaire pour discuter des perspectives de collaboration. L’accord vise à "répondre aux besoins croissants d’énergie" en permettant de "diversifier les sources d’énergie", a souligné le secrétaire américain à l’Energie, Samuel Bodman. A la suite à la signature de l’accord-cadre, d’autres pays ayant participé aux phases préliminaires pourraient venir se joindre prochainement, parmi lesquels l’Argentine, le Brésil, la Corée du sud, l’Afrique du sud, la Suisse.

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