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Communiqué SFEN - Mais oui, le nucléaire est une filière d’avenir...- 27 août 2012

Suite aux déclarations divergentes de plusieurs responsables de la majorité sur le nucléaire, les 26 et 27 août, la SFEN apporte sa pierre au débat en soulignant : Mais oui, le nucléaire est une énergie d’avenir...

• ...Parce qu’il est et sera pour la France, face à la raréfaction progressive des réserves mondiales de combustibles fossiles , une précieuse assurance énergétique
lui permettant de produire son électricité de façon indépendante (grâce à sa maîtrise de la ressource uranium) ;

• ...Parce qu’il produit une électricité à des coûts peu élevés (un tiers moins chère que la moyenne européenne), œuvrant ainsi à la compétitivité de notre économie et préservant le pouvoir d’achat des Français ;

• ...Parce qu’il rapporte à la France plus de 6 milliards d’Euros en moyenne chaque année grâce aux exportations d’équipements et de services, des exportations dont le volume va vraisemblablement augmenter dans l’avenir et qui créent des milliers d’emplois à l’intérieur de notre pays ;

• ... Parce qu’il est un outil efficace de lutte contre la menace du réchauffement climatique grâce à sa capacité de produire des quantités massives d’énergie sans émettre de gaz à effet de serre (contrairement aux combustibles fossiles) ;

• ... Parce qu’il pourra permettre d’alimenter des parcs de centrales électriques pendant des dizaines de siècles grâce au rendement formidablement accru des nouveaux types de réacteurs de 4ème génération (produisant 60 fois plus d’électricité que les réacteurs actuels avec la même quantité d’uranium).

Voilà quelques raisons essentielles qui justifient que l’on parle de filière d’avenir à propos du nucléaire. Cela vaut aussi au niveau mondial. Loin d’être stoppé, comme le proclament certaines déclarations quelque peu fantaisistes, le nucléaire poursuit son développement. La décision de l’Allemagne reste une décision relativement isolée, peut-être imitée à plus long terme, mais ce n’est pas acquis, par la Belgique et la Suisse.

En dehors de cela on note qu’à l’heure actuelle 67 réacteurs nucléaires sont en construction dans le monde, l’Agence Internationale de l’Energie prévoyant que les capacités nucléaires installées augmenteront d’environ 60 % d’ici à 2035, s’établissant à 620 gigawatts électriques à cet horizon. Plusieurs pays ont prévu d’engager dans les prochains mois la construction de leur première centrale (Vietnam, Belarus, Emirats, Turquie) rejoignant ainsi les 30 pays ayant aujourd’hui recours au nucléaire. Ces pays totalisent quelque 4 milliards d’habitants, soit plus de la moitié de la population mondiale.

Il est vraisemblable que le « renfort » de quelques « nouveaux entrants » accroitra ce chiffre. En fait, l’accident de Fukushima n’a pas fait disparaître les raisons qui militent pour un recours au nucléaire : pénurie locale de ressources fossiles, crainte d’une hausse des prix et d’une moindre disponibilité de ces combustibles fossiles ; recherche d’une amélioration de l’indépendance par rapport aux marchés internationaux des hydrocarbures ; souci de la préservation du climat...Toutes ces raisons expliquent la poursuite du recours au nucléaire qui continue d’apparaître aux yeux des décideurs comme une énergie fiable, performante, et dont les risques peuvent être correctement maîtrisés si elle est conçue et exploitée avec la rigueur nécessaire.

La SFEN
Contact :
Francis Sorin, Directeur du Pôle Information de la SFEN – Rédacteur en chef de la Revue Générale Nucléaire - 01 53 58 32 64, 06 76 09 91 50
 

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Politiques énergétiques