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Le nouveau centre pour le stockage des déchets TFA sera opérationnel cet été
Le futur Centre de stockage de déchets à très faible activité (TFA), issus pour l’essentiel du démantèlement des centrales nucléaires, sera opérationnel l’été prochain a indiqué Yves Le Bars, président de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA). Situé sur la commune de Morvilliers près de Troyes (Aube), le centre de stockage couvrira au total une superficie de 45 hectares. Le Centre TFA est dimensionné pour recevoir 650 000 m3 (soit 700 000 à 900 000 tonnes) de déchets, à raison, estime-t-on, de 25 000 tonnes par an sur les trente prochaines années. L’investissement global est estimé à 40 millions d’euros, financés pour un quart sur fonds propres et pour trois quarts par emprunts. Le prix facturé aux industriels sera de l’ordre de 250 euros la tonne.
Bernard Estève Président de la SFEN
Bernard Estève a été élu président de la SFEN lors de l’assemblée générale du 17 juin. Il succède à Jacques Bouchard dont le mandat venait à expiration. Polytechnicien, ingénieur civil des Mines, Bernard Estève est Directeur Général Délégué "Réacteurs" de Framatome ANP.
Mise en place d’une réglementation pour un démantèlement immédiat des installations nucléaires
Un nouveau cadre réglementaire vient d’être mis en place pour le démantèlement des installations nucléaires, qui devra se faire dans des délais beaucoup plus courts que ce qui était prévu jusqu’à présent, a annoncé mi-mai l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). "Cette nouvelle réglementation ne constitue pas une rupture, mais prend en compte les expériences passées" a précisé Jérémie Averous, responsable du dossier. Diverses installations sont en cours de démantèlement : réacteurs EDF de centrales de première génération arrêtées définitivement, centre du CEA en vie de dénucléarisation, ateliers de fabrication de combustible, etc.
Première mondiale du CNRS : contrôle de la puissance d’un réacteur sous-critique
Des chercheurs du CNRS sont, pour la première fois au monde, parvenus à contrôler la puissance d’un réacteur dit sous-critique a indiqué le CNRS fin mai. Cette expérience ouvre la voie vers l’une des solutions envisagées pour le traitement des déchets nucléaires à vie longue, à savoir l’incinération dans un réacteur sous-critique. L’expérience vient d’être ainsi réalisée avec succès par le Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble. Il a été possible, pour la première fois au monde, de contrôler la puissance d’un réacteur sous-critique par une source externe de neutrons et de mesurer directement les paramètres qui en gouvernent le fonctionnement. Cette étude a été menée dans le cadre du programme européen Muse, auprès du réacteur expérimental Masurca de la DEN/CEA à Cadarache piloté par le générateur de neutrons Genepi conçu par le LPSC.
Areva : début d’année 2003 dynamique pour le nucléaire
Le chiffre d’affaires du Groupe Areva au premier trimestre 2003 s’établit à 1930 millions d’euros, contre 1763 millions d’euros au premier trimestre 2002, soit une progression de + 9,5 %, selon un communiqué du Groupe. A périmètre constant, l’évolution du chiffre d’affaires est de +9,8 %, dont 17,0 % pour le nucléaire et -11,3 % pour la connectique. Entre le premier trimestre 2002 et le premier trimestre 2003, l’évolution de la parité $/€ a un impact négatif de 80 M€, soit -4,5 % sur le chiffre d’affaires ; Le nucléaire connaît un début d’année dynamique, tandis que dans le secteur connectique, la performance dans l’automobile ne compense pas la dégradation dans les télécommunications et l’électrique. Sur l’ensemble de l’exercice 2003, le chiffre d’affaires de l’activité nucléaire devrait rester stable et l’internationalisation devrait se poursuivre dans chacun des pôles. Dans la connectique, le management ne prévoit pas de reprise des ventes dans le secteur des télécommunications.
Contrat d’assistance entre SGT et l’exploitant américain Florida Power &Light
Framatome ANP a annoncé fin mai la signature d’un contrat d’assistance entre sa joint-venture SGT Ltd et l’exploitant américain Florida Power & Light (FPL). Le contrat porte sur des activités en ingénierie et génie civil dans le cadre du remplacement des couvercles de cuves des tranches 3 et 4 de la centrale nucléaire Turkey Point et des tranches 1 et 2 de la centrale St Lucie. Les travaux comprennent, pour l’ensemble des 4 tranches, le levage du couvercle de cuve et son transport sur le site, la manutention à l’intérieur de l’enceinte de confinement ainsi que les modifications temporaires de la centrale nécessaire au remplacement du couvercle : création d’une ouverture dans le bâtiment réacteur en béton puis colmatage une fois l’ancien couvercle retiré et le nouveau mis en place.
Production record à Golfech en 2002
La centrale de Golfech a battu son record de production avec 19 milliards de kWh en 2002 et a connu une amélioration en termes de sûreté avec 17 événements déclarés, soit 26 % de moins qu’en 2001, a annoncé la centrale fin mars dans un communiqué. Golfech affiche des résultats favorables sur tous les paramètres : rejets dans l’air les plus faibles du parc nucléaire, dosimétrie de radiations la plus faible depuis la mise en service de la centrale, douze accidents du travail tous sans gravité, le meilleur résultat depuis la mise en service. En termes de sûreté, la centrale "n’a connu aucun arrêt automatique des réacteurs". 14 des 17 événements déclarés à l’autorité de sûreté sont des écarts classés niveau zéro et 3 sont des anomalies de niveau 1 ; "aucun des écarts et anomalies n’a eu d’impact sur la sûreté et l’environnement", précise EDF.
La centrale a fait l’objet d’une inspection approfondie de 30 experts de l’inspection nucléaire en octobre et novembre 2002, qui a débouché sur des "résultats satisfaisants" avec des points forts dans les domaines de la radioprotection, de l’état des installations et de la maîtrise des rejets". La centrale va se doter d’ici début 2004 d’un simulateur de conduite pour améliorer l’entraînement des opérateurs.
Tokia Saïfi : chaque Français peut contribuer au développement durable au quotidien
Selon la secrétaire d’Etat Tokia Saïfi, la Semaine du Développement Durable, du 2 au 8 juin dans toute la France, était destinée à convaincre chaque Français qu’il peut contribuer au développement durable au quotidien, en consommant mieux, en économisant l’eau, etc. Les initiatives des associations, des entreprises et des collectivités locales ont été exposées dans toute la France.
Toutes les initiatives devaient être recensées sur le site www.semainedudeveloppementdu... et un dépliant pratique édité à un million d’exemplaires par le secrétariat d’Etat. Selon un sondage réalisé par Ipsos pour le secrétariat d’Etat les 4 et 5 avril par téléphone auprès de 1014 personnes représentatives de la population, les Français attendent en priorité des informations pratiques au quotidien sur le sujet (29 %), avant une prise en compte par les entreprises (20 %) et les pouvoirs publics (17 %).Le sondage démontre également qu’un tiers des Français n’a jamais entendu parler du "développement durable" et que moins d’un dixième en donne une définition exacte (le développement durable entend concilier croissance économique, respect de l’environnement et progrès social).
Un Suédois sur deux est favorable au nucléaire
Selon un sondage d’opinion effectué par l’institut suédois TEMO sur un échantillon de 1021 personnes de plus de 16 ans sur l’utilisation du nucléaire et son avenir, 50 % des Suédois interrogés estime que le recours au nucléaire est "acceptable", 19 % réclament même que chaque réacteur arrêté soit remplacé par une nouvelle tranche. Sur l’autre moitié, 12 % pensent qu’il faut agir au cas par cas, c’est-à-dire remplacer les réacteurs "quand c’est nécessaire", contre 71 % qui trouvent qu’il faut tout arrêter, mais graduellement.
48 % des Suédois considèrent que le facteur "très important" en faveur de l’usage du nucléaire est l’absence de production de C02 des centrales nucléaires et 38 % jugent cet élément "assez important". Pour remplacer le nucléaire, 49 % sont favorables à l’éolien, 25 % à l’hydraulique et 22 % au solaire. A la question "en cas de possible pénurie d’électricité, faut-il continuer d’exploiter les tranches à leur niveau actuel ?", les Suédois répondent "absolument" à 44 % et "probablement" à 33 %.
Allemagne : coup d’envoi pour le réacteur FRMII
Edmund Stoiber, ministre-président de la Bavière, a donné le coup d’envoi pour la mise en service du réacteur de recherche FRMII à Garching. Ce réacteur doit fournir des neutrons qui permettront aux chercheurs de travailler sur 19 expériences dont un tiers à des fins industrielles. Grâce à une fenêtre réglable, le réacteur peut libérer des neutrons sous forme d’un faisceau lumineux qui doit servir au traitement des tumeurs de certains patients.
Chine : Qinshan 2 entre en service commercial
Trois mois après avoir atteint sa première criticité (12 juin), le second générateur de la troisième tranche de la centrale de Qinshan, située dans la province de Zheijiang, est entré en service commercial a indiqué EACL (Energie atomique du Canada limitée) fin juillet. Construit en 54 mois, le réacteur est entré en service avec 91 jours d’avance sur le programme. Ce réacteur Candu de 728 MW sert à l’alimentation de Shanghaï.
Etats-Unis : le DoE pourrait aider au financement de la construction de centrales
Dans son audit financier du projet de loi sur l’énergie, le Congressional Budget Office (CBO) du parlement américain rappelle que le texte, en cours de discussion, autoriserait le DoE à se porter caution pour une partie des emprunts levés pour financer les futures tranches nucléaires. Le projet de loi souligne que, compte tenu de l’investissement initial pour les centrales nucléaires, il est peu probable qu’un électricien fasse un tel investissement sans aide. C’est pourquoi le DoE pourrait se porter caution à hauteur de 50 % des emprunts faits pr l’électricien. Une aide publique qui ne devra pas être supérieure à 50 % des coûts de construction d’un projet qui ne devra pas excéder sept tranches de 1100 MW chacune. Selon le CBO, la construction de la première tranche ne débutera pas avant 2010 et devrait coûter au moins 2,5 milliards de dollars.
La construction d’un nouveau sarcophage pour Tchernobyl est prévue pour fin 2003, début 2004
La cinquième conférence pan-européenne sur l’environnement, qui s’est déroulée à Kiev du 21 au 23 mai dernier et a réuni des responsables de 49 pays, a appelé les participants à poursuivre leur aide pour la décontamination de Tchernobyl. Devant les ministres de l’Environnement (ou leurs représentants) des pays d’Europe, de l’ex-URSS, du Canada et des Etats-Unis, le président ukrainien Léonid Koutchma a souligné que son pays souffrait encore de la catastrophe de Tchernobyl et qu’il "ne pouvait seul en liquider les conséquences".
La Commissaire européenne chargée de l’Environnement, Margot Wallström, a assuré l’Ukraine du soutien de l’Europe pour la "construction d’un nouveau sarcophage autour du réacteur accidenté". La communauté internationale a rassemblé plus de 720 000 euros pour la construction de cette nouvelle chape d’acier, qui doit commencer fin 2003, début 2004 autour de l’actuel sarcophage, qui menace aujourd’hui de s’effondrer.
Monde : les pays riches émettent 50 % du C02 d’après une étude de la Banque mondiale
Selon le Petit Livre Vert 2003 de la Banque mondiale présenté fin avril à la Commission des Nations Unis pour le développement durable, les pays riches sont à l’origine de la moitié des émissions de C02 de la planète et utilisent 50 % de l’énergie mondiale alors qu’ils ne comptent que 15 % de la population du monde. Ils contribuent ainsi " de façon disproportionnée au réchauffement climatique de la planète" estime le rapport. Selon ces données, les Etats-Unis utilisent 16 fois plus d’énergie par habitant que l’Inde. Le Livre Vert, dont c’est la quatrième édition annuelle, réunit les chiffres clés pour l’environnement de plus de 200 pays. "Les données dans ce petit livre nous apprennent que nous avons encore un long chemin à parcourir avant de réaliser notre objectif d’un véritable développement durable" a souligné Eric Swanson, l’un des responsables du développement à la Banque mondiale.
