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La Belgique envisage de fermer ses centrales nucléaires… mais sans fixer de date

Les partis politiques qui travaillent à la formation d’un nouveau gouvernement en Belgique se sont mis d’accord le 30 octobre pour sortir du nucléaire à partir de 2015, mais sans fixer de calendrier précis. Le nouveau gouvernement devra élaborer, dans un délai de six mois après son entrée en fonctions, un plan d’équipement permettant de remplacer les centrales par d’autres sources d’énergie. La date effective de la fermeture des premières tranches sera fixée ultérieurement, en fonction du calendrier nécessaire à la mise en œuvre de solutions de substitution au nucléaire.

En 2003, sous l’impulsion des partis écologistes, le Parlement avait décidé l’extinction progressive entre 2015 et 2025 des sept réacteurs belges au moment où ils atteindraient l’âge de 40 ans. Mais en 2009, faute de solution de rechange crédible (le nucléaire fournit actuellement 55 % de l’électricité), le gouvernement avait passé un accord avec l’exploitant des centrales, Electrabel (GDF Suez), afin de prolonger de dix ans les trois plus anciens réacteurs, appelés à fermer en 2015. La chute du gouvernement en avril 2010, et la crise politique depuis, ont empêché le Parlement de donner force de loi à cet accord, qui a donc été abandonné.

Electrabel s’est inquiété dans un communiqué des "conséquences les plus probables" de cette décision, à savoir une augmentation des importations d’électricité, un impact négatif sur le bilan CO2 et une hausse des prix de l’électricité.
 

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