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L’électronucléaire en France : 125 000 emplois directs et une contribution au PIB de 0,71 % en 2009
A l’initiative d’Areva, la société PwC a présenté mi-juin les résultats d’une étude approfondie sur l’électronucléaire en France. Cette étude souligne le poids de ce secteur dans l’économie nationale tant en termes d’emplois totaux (410 000 emplois directs, indirects et induits) que de valeur ajoutée totale (2 % du PIB).
Avec 78 % de son électricité d’origine nucléaire aujourd’hui, la France a fait un choix technologique structurant pour son économie. Le pays s’est également doté d’un secteur électronucléaire qui est leader à l’échelle mondiale. Dans le contexte actuel où le défi de la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre est devenu central, les activités de production électrique renouvelables telles, par exemple, le solaire ou l’éolien, sont l’objet de nombreuses études visant à chiffrer leurs impacts socio-économiques (nombre d’emplois, création de valeur). Aucune analyse aussi complète n’avait été présentée jusqu’alors pour l’électronucléaire.
PwC a évalué les impacts socio-économiques de l’électronucléaire en France en 2009. L’étude des entreprises parmi les fournisseurs des grands maîtres d’œuvre de l’électronucléaire a permis d’identifier plus de 450 entreprises françaises qui ont développé une spécialisation dans l’électronucléaire. Le secteur a été décomposé en quatre maillons de la chaîne de valeur, l’Amont, la Construction, l’Exploitation & Maintenance et l’Aval, regroupant le retraitement et le démantèlement. Les plus grandes entreprises spécialisées travaillent dans l’ensemble des maillons. Le CEA, l’ANDRA et l’IRSN assurent des rôles centraux dans la R&D, la gestion des déchets et la radioprotection, l’ASN contrôle et régule les activités nucléaires sur le territoire. Les emplois dédiés correspondants sont intégrés dans le périmètre de l’étude. Le poids d’EDF et d’Areva dans cet ensemble est bien entendu déterminant.
Le poids social
L’industrie électronucléaire emploie directement 125 000 personnes en France. La répartition de ces emplois entre les différents maillons de la chaîne de valeur est relativement homogène : chacun des maillons emploie directement au moins 20 000 personnes. Ils se répartissent également dans toutes les régions de France. Ces 125 000 emplois directs représentent presque 4 % de l’emploi industriel total en France. La prise en compte des effets indirects (les effets indirects sont calculés à partir des achats du secteur auprès d’entreprises hors du secteur en utilisant les coefficients multiplicateurs des branches d’activité concernées) et induits (les effets induits sont générés par les dépenses des employés directs et indirects) conduit à estimer à 410 000 le nombre d’emplois totaux dépendants de l’industrie électronucléaire en 2009, soit près de 2 % des emplois en France.
Le poids économique
La valeur ajoutée cumulée des entreprises spécialisées dans le nucléaire (délimitée aux activités réalisées dans un des maillons de la chaîne de valeur) et des établissements publics dédiés s’établit à 12,3 milliards d’euros en 2009, soit à 0,71 % du PIB. La valeur ajoutée totale du secteur (directe, indirecte et induite) s’élève à 33,5 milliards d’euros, ce qui représente 2 % du PIB.
L’impact socio-économique d’un EPR
L’étude comprend également une analyse des impacts socio-économiques en France d’un EPR. Les résultats varient suivant que l’EPR est construit en France ou à l’export.
Pendant la phase de construction, 2 700 emplois directs sont créés, puis 500 emplois directs pendant la phase d’exploitation et de démantèlement du réacteur. Ces emplois directs ainsi que les emplois indirects associés génèrent également des emplois induits en France. 8 350 emplois directs, indirects et induits sont ainsi générés en France pendant la phase d’études et de construction et 1 650 emplois sont ensuite générés en France pendant les 80 années suivantes correspondant à la période d’exploitation puis de démantèlement. Un EPR construit en France génère une valeur ajoutée moyenne de près de 660 millions d’euros pendant les 7 années d’étude et de construction, dont environ 230 millions d’euros de valeur ajoutée directe annuelle par la filière électronucléaire. "Un EPR exploité en France génère une valeur ajoutée moyenne de près de 550 millions d’euros pendant les 60 années d’exploitation et la phase de démantèlement, dont environ 200 millions d’euros de valeur ajoutée directe chaque année pour la filière électronucléaire", selon les spécialistes de PwC.
Un EPR à l’export fait appel aux compétences d’entreprises spécialisées françaises, même si une majorité des emplois générés sont localisés dans le pays dans lequel le réacteur est construit. 3 750 emplois sont cependant générés en France durant la phase d’études et de construction d’un EPR en dehors du territoire français, dont 1 200 emplois directs. Durant la phase d’exploitation de la centrale, le niveau de création d’emplois et de valeur ajoutée en France, est aussi évalué dans l’étude. Un EPR à l’export pourra ainsi générer de l’activité pour les acteurs de la chaîne de valeur l’électronucléaire en France, dans une répartition qui dépendra des besoins exprimés par chaque opérateur/projet électronucléaire.
(Source : PwC)
Pour toutes précisions sur cette étude : helene.coulbault@fr.pwc.com
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