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France/Japon/Etats-Unis : harmonisation des projets sur les prototypes de réacteurs nucléaires rapides de quatrième génération au sodium
Le Président de la Japan Atomic Energy Agency (JAEA), Toshio Okazaki, le Secrétaire Adjoint à l’énergie nucléaire du Department of Energy (DOE) des Etats-Unis, Dennis R. Spurgeon et l’Administrateur Général du CEA, Alain Bugat, ont signé le 31 janvier 2008 un Memorandum of Understanding (MOU), en vue d’harmoniser les projets des trois pays relatifs au développement de prototypes de réacteurs nucléaires à neutrons rapides refroidis au sodium.
Les trois pays coopèrent déjà dans le cadre du Partenariat GNEP (Global Nuclear Energy Partnership), destiné à permettre un nouvel essor de l’énergie nucléaire dans le monde tout en garantissant la sécurité et la non prolifération, ainsi que dans le cadre du Forum International Génération IV (GIF), qui vise au développement des systèmes nucléaires du futur.
Ayant chacun engagé des programmes nationaux de réalisation de prototype, ils se sont accordés dans le but d’éviter toute duplication de développements technologiques en matière de réacteur rapide refroidi au sodium. Une telle coopération permettra en particulier d’identifier les complémentarités, ce qui conduira à une optimisation des ressources nécessaires au déploiement des prototypes correspondants.
La coopération portera sur les objectifs de conception, les standards de haut niveau à appliquer à ces prototypes, l’identification des règles communes de sûreté ainsi que sur les innovations techniques clés à même de réduire les coûts de construction, d’exploitation et de maintenance. Elle donnera lieu à des échanges sur les niveaux de puissance, les types de réacteur, de combustible, ainsi que sur un calendrier de déploiement des prototypes.
Par ailleurs, les trois parties conviennent également de poursuivre, de façon conjointe, des études d’optimisation, afin de disposer des installations nécessaires au déploiement des prototypes et de la R&D afférente : des installations expérimentales dédiées à la sûreté, à des tests de composants, de développement de combustibles, d’irradiation des matériaux. Un comité de pilotage a été créé afin d’assurer la coordination des activités définies par ce MOU.
D’autres pays pourraient à terme se joindre à cette coopération.
A la suite d’une décision présidentielle de janvier 2006, le CEA a engagé l’étude d’un prototype de quatrième génération, destiné à entrer en exploitation en 2020. Conformément à la loi du 28 juin 2006 sur la gestion durable des matières radioactives et des déchets, les options technologiques requises pour la construction du prototype devraient être définies en 2012.
La Commission Attali préconise de maintenir le rôle du nucléaire
Le rapport de la Commission Attali pour la libération de la croissance Française présenté le 23 janvier préconise de maintenir le rôle du nucléaire et le rythme de construction de centrales, car "en dépit de coûts d’investissement élevés, l’énergie nucléaire est très compétitive du fait de coûts de fonctionnement, de maintenance et d’approvisionnement en combustible bien maîtrisés". "Si l’uranium doit être importé […], il présente l’avantage d’être abondant à la surface du globe, distribué dans des régions […] peu soumises aux aléas géopolitiques avec lesquels l’exploitation du pétrole et du gaz, par exemple, doit composer. En outre, […] le nucléaire est une énergie largement recyclable, puisque 96 % des matières (uranium et plutonium) contenues dans le combustible usé peuvent être réutilisées dans les réacteurs existants. "La continuité de la politique énergétique française dans le domaine du nucléaire a doté la France d’un parc homogène de centrales standardisées, d’une électricité bon marché, totalement prévisible, qui constitue un poste important d’exportation". Pour conserver cet avantage concurrentiel il faut maintenir un rythme de construction adéquat des centrales de 3e génération après la construction en cours du premier réacteur à Flamanville.
Le CEA signe avec le Département de l’énergie atomique indien un accord de coopération sur le Réacteur Jules Horowitz
A l’occasion de la visite du président Sarkozy en Inde, le CEA et le Département de l’énergie atomique indien (DAE) ont signé le 25 janvier un accord de coopération scientifique sur le projet de réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH). A travers cet accord, l’Inde s’engage à participer à hauteur de 3% au financement de cette installation destinée à tester le comportement des matériaux sous irradiation. L’Inde est le huitième partenaire à prendre part au projet RJH qui rassemblait jusqu’alors le CEA, les instituts de recherche belge, tchèque, néerlandais et finlandais et japonais, EDF et le groupe Areva. En échange de sa participation financière, l’Inde bénéficiera d’un accès garanti aux capacités expérimentales de l’installation pour mener ses propres recherches sur le comportement des matériaux sous irradiation.
Areva remet sa proposition à Eskom
Areva a remis fin janvier à l’électricien Eskom son offre pour République Sud-Africaine, à la suite de "l’Invitation à négocier" lancée en novembre 2007. La demande sud-africaine s’articule autour de deux propositions distinctes. La première, "Nuclear 1", concerne la construction de centrales nucléaires pour 3000 à 3500 MWe. Une réponse était requise avant le 31 janvier 2008. La deuxième, nommée"Fleet ", porte sur des éléments préliminaires liés à la constitution potentielle d’une flotte de 20 000 MWe d’ici à 2025 et pour laquelle une réponse est attendue ultérieurement en 2008.
Areva propose la construction de deux EPR dans le cadre de "Nuclear 1", puis éventuellement 10 autres dans le cadre de "Fleet". Pour mener à bien ce projet, Areva est à la tête d’un groupement l’associant à l’entreprise d’ingénierie et de construction sud-africaine Aveng, au groupe de construction Bouygues et à l’électricien EDF. Le second élément du partenariat tient au développement sur le long terme de l’industrie nucléaire sud-africaine, pour lequel Areva investira aux côtés des acteurs nationaux. Le Groupe a construit dans les années 1980 les deux réacteurs aujourd’hui exploités sur le site de Koeberg, d’une puissance totale de 2000 MW. Il détient par ailleurs 51 % de Lesedi, une entreprise BEE (Black Economical Empowerment) spécialisée dans les services aux centrales.
Areva va proposer 2 EPR à l’Afrique du Sud avec Bouygues et EDF
Areva va proposer deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR à l’Afrique du Sud, en consortium avec le groupe de BTP Bouygues et EDF. Areva sera leader du consortium qui comprendra également une société sud-africaine d’ingénierie et de construction nommée Aveng. Le groupe nucléaire devait remettre son offre à la fin du mois de janvier. Les groupes Bouygues et EDF ont confirmé préparer une offre avec Areva. L’Afrique du Sud a également sollicité le groupe américano-japonais Westinghouse pour qu’il lui fasse également une offre.
Elle veut construire une centrale nucléaire de 3000 à 3500 MW, dans le cadre d’un projet de capacités de production électronucléaire supplémentaires de 20 000 MW dans les 20 prochaines années. La capacité de production électrique du pays est actuellement située aux alentours de 38 500 MW, selon Pretoria et le pays est actuellement confrontée à des coupures de courant de plus en plus fréquentes.
Areva renforce sa présence en Espagne
Depuis le 10 décembre 2007, Tecnimarse S.L.U., filiale espagnole d’AREVA spécialisée dans les services nucléaires, a été rebaptisée AREVA NP Services Spain S.L.U pour renforcer la visibilité de la marque AREVA sur le marché nucléaire espagnol. Cette société, filiale à 100 % d’Areva NP depuis 2004, propose au marché espagnol et international une large gamme de services en arrêts de tranches tels que le lançage, ainsi que la maintenance des vannes, pompes et moteurs. Son offre concerne aussi bien les réacteurs à eau pressurisée (REP) que les réacteurs à eau bouillante (REB). AREVA NP Services Spain est basée à Tarragone et à Saragosse. Ses activités commerciales sont en pleine expansion.
France/Emirats Arabes Unis : accord de partenariat pour un projet de centrale nucléaire
Areva, Suez et Total ont signé le 14 janvier un accord de partenariat "en vue de proposer aux autorités des Emirats Arabes Unis un projet de centrale électrique nucléaire sur leur territoire". Des partenaires locaux seront associés à ce projet. Les trois groupes proposeront aux Emirats une offre intégrée de production d’électricité nucléaire, avec la fourniture de deux EPR de 1600 MW ainsi que les produits et services du cycle du combustible.
Areva apporterait son savoir-faire en matière d’offres intégrées : îlots nucléaires et chaîne du combustible. Suez apporterait son expertise d’opérateur de centrales nucléaires. Total apporterait sa capacité à mener à bien de grands projets industriels complexes, en partenariat étroit avec les autorités et les acteurs économiques des Emirats, ancrée dans une présence historique aux Emirats Arabes Unis et plus généralement au Moyen-Orient. Suez et Total sont par ailleurs associés dans la génération d’électricité et la production d’eau dans les Emirats Arabes Unis au travers de Taweelah, qui produit environ 20 % de l’électricité de l’émirat d’Abou Dhabi.
Areva renouvelle son partenariat avec le Niger
Areva a signé mi-janvier avec le Niger un accord renouvelant leur partenariat historique, qui prévoit une augmentation des prix d’environ 50 % pour l’achat de l’uranium produit par les mines de Cominak et Somair, exploitées par Areva, pour les deux prochaines années. Areva obtient l’agrément du gouvernement pour lancer le projet d’exploitation du gisement d’Imouraren et étendre son périmètre d’exploration. Avec un investissement prévu de plus de 1 milliard d’euros (près de 650 milliards de francs CFA), le site d’Imouraren "constituera le plus grand projet industriel minier jamais envisagé au Niger", selon Areva, le plaçant au deuxième rang mondial avec une production de près de 5000 tonnes d’uranium produites annuellement (Cominak et Somair ont produit environ 2260 tonnes d’uranium en 2006). Il permettra la création de 1400 emplois permanents et de très nombreux emplois induits. Areva poursuivra son aide au développement du Niger au travers d’actions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation, de l’accès à l’eau et à l’énergie auprès des populations locales.
EDF va financer la recherche sur les énergies sans C02, dont le nucléaire
EDF va créer une fondation européenne pour financer enseignement et recherche sur les énergies sans dioxyde de carbone, y compris le nucléaire, a annoncé l’électricien mi-janvier. Alors que de plus en plus de pays relancent ou se lancent dans le nucléaire, les entreprises du secteur ont du mal à trouver des ingénieurs pour répondre à la demande. EDF va créer une "fondation européenne pour les énergies de demain", sous l’égide de l’Institut de France, qui financera "l’enseignement et la recherche dans le domaine des énergies non émettrices de gaz à effet de serre, comme le nucléaire, l’hydraulique et le solaire". La fondation contribuera notamment au financement d’un master international mis en place avec de grandes écoles françaises d’ingénieurs.
EDF approuve la filialisation de sa distribution
Lors de l’Assemblée générale extraordinaire d’EDF qui s’est tenue le 20 décembre, les actionnaires ont approuvé la filialisation de l’activité de distribution. Celle-ci sera exercée par la société ERDF (Electricité Réseau Distribution France) créée le 1er janvier 2008, dont le capital est détenu en totalité par EDF. Conformément à la législation européenne transposée en droit français, cette filiale a pour mission d’assurer en France le développement, l’exploitation et la maintenance du réseau public de distribution d’électricité en décidant des investissements nécessaires et de garantir, en toute indépendance, un accès équitable et non discriminatoire à ce réseau à tous les utilisateurs afin de permettre à chaque fournisseur d’énergie de livrer ses clients dans les mêmes conditions qu’EDF. Une entité commune aux filiales de distribution d’EDF et de Gaz de France, chargée du dépannage 24h/24, du relevé des compteurs et des travaux d’entretien du réseau, sera maintenue.
Engagement d’une coopération multi-secteurs entre EDF et l’émirat du Qatar
Au cours de la visite du président français, EDF et l’Etat du Qatar ont signé un protocole d’accord qui prévoit des collaborations dans plusieurs secteurs de l’énergie. Ainsi, EDF accompagnera le pays dans ses réflexions sur le recours au nucléaire civil, ainsi que sur le développement des énergies renouvelables, en particulier le solaire, via sa filiale EDF Energies Nouvelles. Dans le domaine du gaz, EDF et Qatar Petroleum International CQPI) envisageront notamment des prises d’intérêt en commun dans des projets gaziers en Europe. Dans son communiqué, EDF rappelle qu’il entretient déjà des relations avec le Qatar, principalement via ses filiales, Edison en Italie, et EDF Trading.
ITER : une contribution de la Chine de 1,4 milliards de dollars mais pas de contribution des Etats-Unis pour 2008
La Chine apportera 1,4 milliards de dollars, soit près d’un dixième du coût total, au financement du projet de réacteur expérimental Iter. Ce financement chinois compensera la décision du Congrès américain de suspendre cette année sa participation financière au projet international, en raison de la baisse du budget américain de la recherche, comme l’a annoncé mi-janvier Neil Calder, directeur de la communication d’Iter international. Cette décision "ne va pas entraîner une hausse de la contribution des autres partenaires", a-t-il précisé, expliquant que "ce n’est pas une contribution cash qui est retirée du projet, mais des équipements qui devaient être construits par les Américains qui vont être retardés". "Cette situation est préoccupante, mais nous ne devons pas en tirer la conclusion que les Etats-Unis vont quitter Iter" a-t-il ajouté.
Union Européenne : la France veut une meilleure prise en compte du nucléaire
La Commission européenne a présenté le 23 janvier un plan d’action pour parvenir à diminuer de 20 % les émissions de gaz à effet de serre dans l’Union d’ici 2020 par rapport à 1990. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Environnement, a déclaré que même si la France a "apprécié le travail fait par la Commission" dans cet objectif, elle va pousser pour une meilleure prise en compte du nucléaire au cours de sa présidence au deuxième semestre de cette année. En effet, la Commission a annoncé le partage entre pays de l’effort pour arriver à une part de 20 % de renouvelables (solaire, éolien, etc.) dans la consommation énergétique totale de l’UE à cette date, mais le nucléaire ne fait pas partie de cette catégorie devenue prioritaire et La France avait plaidé pour des quotas sur les énergies "à faible émission de carbone" afin d’y inclure le nucléaire. Chaque Etat se voit fixer un objectif obligatoire en fonction de sa situation de départ et de son produit intérieur brut et la France doit ainsi faire passer la part des énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie de 10,3 % en 2005 à 23 % en 2020, alors qu’elle plaidait pour un quota de 20 %. La France s’est en revanche réjouie de la décision de Bruxelles de mettre à l’étude en 2011 une "taxe carbone" aux frontières pour les produits importés des pays qui refusent de prendre des engagements dans le cadre du protocole de Kyoto.
Royaume Uni : feu vert du gouvernement à la relance du nucléaire
Le gouvernement de Gordon Brown a donné le 10 janvier son feu vert à la construction d’une dizaine de nouvelles centrales nucléaires au Royaume-Uni, où les derniers réacteurs datent des années 1970. Actuellement, 18% (contre 78% en France) de l’électricité consommée en Grande-Bretagne est produite par une dizaine de centrales nucléaires qui datent des années 1960 et 1970. Parallèlement, les ressources fossiles, comme les gisements de gaz et de pétrole de la Mer du Nord, se font de plus en plus rares et chères et sont de moins en moins bien considérées en raison de leurs rejets de gaz à effet de serre, alors que le Royaume-Uni se veut à la pointe dans la lutte contre le réchauffement climatique. Et si le gouvernement s’est engagé en faveur du développement des énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien qui font l’objet de multiples projets à travers le pays, ces énergies semblent encore trop coûteuses et technologiquement pas assez avancées pour pouvoir se reposer uniquement sur elles.
Certaines organisations écologistes ont d’ores et déjà dénoncé cette décision.
Royaume-Uni : British Energy confirme de prochains partenariats pour la construction de nouvelles centrales nucléaires
British Energy (BE) a confirmé, après le feu vert donné par le gouvernement le 10 janvier à la relance du nucléaire en Grande-Bretagne, qu’il allait nouer prochainement des partenariats avec d’autres groupes pour développer de nouvelles centrales nucléaires. BE, qui possède déjà huit centrales fournissant un cinquième des besoins de la Grande-Bretagne, avait appelé, dès février dernier, les partenaires potentiels à se manifester. Dans The Telegraph, Pierre Gadonneix, p-dg d’EDF, a confirmé être "en discussions très avancées" avec British Energy pour la constitution d’un consortium, auquel pourrait se joindre d’autres énergéticiens, tel Centrica. Luc Oursel, président d’Areva NP, a confirmé au Times que son groupe était en pourparlers avec "onze compagnies électriques, dont Centrica et British Energy". Bill Coley, le patron de BE, estime que les membres du consortium devraient pouvoir être dévoilés d’ici le mois de mars.
British Energy redémarrera 4 tranches en 2008/2009
British Energy a annoncé le 18 janvier la remise en service de quatre réacteurs, sur les sites de Hartlepool et de Heysham 1 aux deuxième et troisième trimestres de l’exercice fiscal 2008/2009 (à fin mars). Le coût des travaux de remise à niveau ne devrait pas excéder 50 millions de livres (environ 67 M€) auxquels s’ajouteront les 20 millions de livres déjà investis en 2007/2008. L’exploitant des tranches britanniques a précisé à cette occasion disposer de contrats pour quelque 58,6 TWh sur l’exercice en cours, à un prix moyen de 41 livres/MWh. Pour 2008/2009, les commandes sont déjà à hauteur de 37,1 TWh, à 42 livres/MWh en moyenne.
Un nombre record de Suédois favorables au développement du nucléaire
Près de la moitié des Suédois sont favorables à la construction de nouvelles centrales nucléaires dans le pays, un chiffre record alors que la Suède a prévu de les fermer toutes d’ici 20 ans, a révélé un sondage de l’institut Synovate publié dans le quotidien Dagens Nyheter le 21 janvier. Au total 48% sondés ont affirmé être en faveur de la construction de nouvelles centrales dans le pays. Le journal souligne que ce chiffre n’avait jamais été aussi élevé, rappelant que lors de précédents sondages, il ne dépassait pas 35%. 39% des sondés sont opposés au développement du nucléaire civil en Suède, selon l’étude réalisée en janvier auprès de 1026 personnes. Selon le journal, cette évolution de l’opinion publique suédoise aurait pour origine des craintes face au changement climatique.
Suède : feu vert pour une extension de stockage combustible
Svensk Karnbranslehantering (SKB), compagnie suédoise chargée du stockage des déchets nucléaires, a reçu mi-janvier le feu vert de l’autorité de sûreté nucléaire nationale, SKI, pour exploiter un site intermédiaire pour les combustibles usés, à Oskarshamn. Le site, nommé Clab, devrait ainsi pouvoir accueillir jusqu’à 8000 tonnes de combustibles usés, contre 5000 tonnes pour la première installation mise en service en 1985 (20 000 assemblages de réacteurs à eau bouillante et 500 provenant de REP).
Allemagne : approbation du puits Konrad pour le stockage des déchets nucléaires
L’Office fédéral de radioprotection (BfS) a approuvé définitivement l’aménagement du puits Konrad des anciennes mines de fer de Salzgitter pour le stockage des déchets nucléaires de moyenne et faible activité. Les travaux préparatoires ayant débuté en 2007, le chantier devrait durer 4 ans pour une ouverture en 2013. Le projet avait reçu un avis favorable dès 2002 mais sans que la Compagnie allemande de construction et d’exploitation d’installations de stockage des déchets (DBE), née en 1979, puisse commencer les travaux. Cette installation devrait servir de site unique en Allemagne, prenant ainsi le relais de Gorleben, en Basse-Saxe, initialement destiné à stocker les déchets de haute activité ainsi que des entreposages dont disposent les centrales nucléaires.
Contrat entre la Bulgarie et la Russie pour Belene
La Bulgarie et la Russie ont signé mi-janvier à Sofia un contrat pour la construction d’une centrale nucléaire russe en Bulgarie, d’une valeur de quatre milliards d’euros, dans le cadre de la visite du président russe Poutine. Début décembre, la Commission européenne avait donné son feu vert à la construction de la centrale de Belene, sur le Danube, à deux réacteurs de 1000 MW chacun. C’est la première réalisation du groupe russe Atomstroyexport dans un pays de l’UE. Le consortium Areva/Siemens, sous-traitant d’Atomstroyexport, doit notamment fournir les équipements de sécurité, les systèmes de contrôle et de gestion, les systèmes électriques et des éléments des systèmes de chauffage et de ventilation. La construction de la centrale débutera le 1er août. La centrale devrait démarrer en 2013 et rester en exploitation pendant 60 ans.
Japon : Monju devrait renter en service cette année
Le réacteur à neutrons rapides (RNR) japonais de Monju devrait rentrer en service en 2008, avec un nouveau cœur. Une étude de sûreté est en cours afin de valider le remplacement du cœur dont le plutonium s’est lentement détérioré après 12 années en charge, signale le magazine de la l’industrie nucléaire nipponne, Atoms in Japan. Des modifications de conception ont eu lieu entre septembre 2005 et mai 2007, afin de redémarrer le RNR de 280 MW, qui a divergé en 1994, avant d’être stoppé par une fuite de sodium.
