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Bernard Bigot Haut-Commissaire à l’Energie Atomique

Bernard Bigot a été nommé par le Conseil des ministres, réuni le 31 juillet, Haut-Commissaire à l’énergie atomique. Il succède à René Pellat, Haut-Commissaire depuis 1998. Il sera le septième Haut-Commissaire depuis la création de cette fonction, en 1945, après Frédéric Joliot-Curie, Francis Perrin, Jacques Yvon, Jean Teillac, Robert Dautray et René Pellat. Le Haut Commissaire est plus spécialement chargé de l’évaluation de l’activité scientifique du CEA, dont la direction est assurée par un administrateur général, actuellement Alain Bugat .

Progression de 3,9 % du chiffre d’affaires d’Areva au premier semestre

Areva a vu son chiffre d’affaires progresser de 3,9 % au premier semestre 2003, à 4,138 milliards d’euros contre 3,982 au premier semestre 2002. Par contre, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre a enregistré une baisse de 0,5 %, à 2,208 milliards d’euros (contre 2,219 milliards), a indiqué le groupe dans un communiqué.
Les ventes du pôle Amont ont progressé de 9,6 %, à 1,425 milliards d’euros par rapport au premier semestre 2002. Le chiffre d’affaires du pôle Réacteurs et Services a crû de 17,9 % (990 millions d’euros) par rapport à la même période en 2002. Cette progression est due essentiellement à celle des ventes aux Etats-Unis (qui représente à elle seule la moitié de cette croissance). Le C.A. du pôle Aval est stable (+0,4 %), à 987 millions d’euros. Le pôle Connectique, quant à lui, est en recul de 15,2 %
Sur l’ensemble de l’exercice 2003, le chiffre d’affaires de l’activité nucléaire devrait marquer une légère progression. Côté connectique, "le redressement engagé se poursuit conformément aux objectifs fixés et ce, malgré un marché des télécommunications qui ne donne toujours pas de signes de reprise".

La centrale de Creys-Malville est certifiée Iso 14001

La centrale de Creys-Malville a obtenu mi-juillet la certification Iso 14001 décernée par l’Afaq (Association française pour le management et l’amélioration de la qualité) pour l’ensemble de ses activités. Cette certification est une norme internationale qui garantit l’engagement de la centrale dans la prise en compte de l’environnement pour toutes ses activités, et notamment sa déconstruction.
Par ailleurs, les essais préparatoires de perçage de la cuve, qui avaient commencé en mars, sont terminés et la machine conçue spécialement pour cette opération, équipée d’un foret géant, a donné entière satisfaction. Le perçage de la cuve, cet automne, sera suivie de la vidange du sodium.

Radon : un risque faible comparé au tabagisme

Le radon, gaz radioactif d’origine naturelle, inodore, incolore et inerte omniprésent à la surface de la terre, "constitue, pour la population française, la première cause d’irradiation naturelle parmi les différentes sources naturelles de rayonnements ionisants et elle constitue la principale source sur laquelle il est possible d’agir de façon significative" explique André-Claude Lacoste, directeur général de la sûreté nucléaire et de la radioprotection dans le numéro de juillet de la revue Contrôle. Il vient en tête des causes d’exposition aux rayonnements, avec 37 %, loin devant les expositions médicales (28,5 %), les rayonnements terrestres (12 %), les rayonnements cosmiques (10,5 %), l’eau et les aliments (10,5 %) et l’exposition due au nucléaire civil ou aux retombées des essais nucléaires passés (1,5 %).
Le radon provient de la désintégration de l’uranium présent dans les roches granitiques et volcaniques abondantes dans des régions comme la Bretagne, le Massif Central, le Jura, la Corse ainsi que certains départements des Pyrénées et des Alpes.

Reprise de l’exploitation de la mine de McArthur River au Canada

L’exploitation de la mine d’uranium de McArthur de Cogema, au Saskatchewan, a repris début juillet, après trois mois d’arrêt causés par l’inondation survenue le 6 avril 2003. Ce redémarrage a reçu l’ensemble des autorisations nécessaires de la part des autorités de contrôle canadiennes. Toutes les installations endommagées par l’inondation ont été remises en état, mais la venue d’eau à l’origine de l’arrêt de la production, aujourd’hui canalisée, n’est pas encore arrêtée. Son colmatage définitif devrait, selon CAMECO, opérateur de la mine, devait intervenir à la fin du mois d’août. Si cette reprise d’activité s’effectue sans nouvelle difficulté technique, l’impact financier de cet arrêt sur le résultat opérationnel du Groupe devrait, comme initialement annoncé, être de l’ordre de 10 millions d’euros. La mine de McArthur emploie 275 personnes ; elle a extrait 7100 tonnes d’uranium en 2002, traitées à l’usine de Key Lake. CAMECO est propriétaire de la mine à hauteur de 70 %, aux côtés de COGEMA.

Italie : les électriciens sont autorisés à investir dans le nucléaire à l’étranger

Le Parlement italien a autorisé mi-juillet les opérateurs à investir de nouveau dans le nucléaire, à condition que ce soit à l’étranger. Ceci intéresse particulièrement la compagnie nationale Enel, en pourparler pour une coopération avec EDF.

La Suisse adhère au Protocole de Kyoto

La Suisse a adhéré début juillet au Protocole de Kyoto et s’engage ainsi à réduire entre 2008 et 2012 ses émissions de CO2 et de cinq autres gaz à effet de serre de 8 % par rapport à leur niveau de 1990. L’objectif de réduction est également de 8 % pour l’Union Européenne. Les émissions du trafic aérien et maritime international sont exclues du domaine d’application du Protocole.

Les Suédois ont confiance dans le projet de stockage en profondeur

Le sondage effectué de mai à juin 2003 par la société SKB confirme la grande confiance des Suédois dans le projet de stockage profond de la société. Cette confiance est d’autant plus marquée que les personnes interrogées habitent près des deux sites concernés. Les personnes sondées pouvaient évaluer de 1 (très faible) à 5 (très forte) leur confiance dans l’autorité de sûreté nucléaire SKI, l’autorité de radioprotection SSI et dans la SKB. Au niveau national, le niveau de confiance était de 3,6. Il était de 3,9 à Oskarshamn et 3,7 à Oesthammar. Trois Suédois sur quatre ne savent pas dans quelles communes les recherches sur site se déroulent et pour quelle technique de stockage la SKB a opté.

La France est prête à examiner avec la Lituanie la construction d’une centrale nucléaire

La France est prête à examiner avec la Lituanie la possibilité de construire une nouvelle centrale nucléaire pour remplacer celle d’Ignalina, de fabrication soviétique, que le pays s’est engagé à fermer d’ici 2009, selon les extraits d’une lettre du président Jacques Chirac à son homologue Rolandas Paksas publiés début juillet à Vilnius.
"Nous sommes prêts à coopérer à l’examen des possibilités de construire un nouveau réacteur nucléaire", a déclaré le président français dans sa lettre, indiquant également, en réponse à une missive de M. Paksas, que les entreprises françaises étaient prêtes à participer au projet de fermeture d’Ignalina.

Union Européenne : coup d’envoi pour les "permis d’émission"

Le Parlement européen a définitivement approuvé début juillet l’instauration, à dater du 1er janvier 2005, d’un marché européen des droits d’émission de gaz carbonique (CO2). Le texte instaure en 2005 un système de quotas d’émission de CO2 pour les producteurs européens d’électricité et de chauffage, d’acier, de ciment, de verre, de briques, de papier et de carton. La directive vise à permettre à l’Union européenne de respecter le protocole de Kyoto, qui lui impose d’abaisser de 8% en 2008-2012 par rapport à 1990 ses rejets de CO2 et de cinq autres gaz à effet de serre. Ce marché européen anticipera de trois ans l’entrée en vigueur d’un système international d’échanges de permis d’émissions prévu par le protocole de Kyoto.

Etats-Unis : un rapport du MIT préconise la construction de centrales nucléaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

Le rapport de 200 pages publié fin juillet par le laboratoire pour l’énergie et l’environnement du MIT Massachussets Institute of Technology, intitulé « The future of nuclear power » arrive la conclusion que sans un important déploiement de nouvelles centrales nucléaires, les Etats-Unis ne pourront pas réduire de façon significative leurs émissions de CO2. Réalisée sous la direction de l’ancien patron de la CIA, John Deutch, et de l’ex sous-secrétaire d’Etat à l’Energie, Ernest Moniz, l’étude n’écarte aucune des grandes options susceptibles de réduire les émissions de gaz à effet de serre, telles que le développement des ENR, le renforcement de l’efficacité énergétique, voire la séquestration du carbone. Mais les auteurs soulignent que cela ne suffira pas car la demande en électricité croîtra dans des proportions vertigineuses : en 2050, d’après le MIT, la consommation d’électricité américaine devrait atteindre 8349 milliards de kWh contre 3 612 milliards en 2000.

AEN : "regain d’intérêt pour l’énergie nucléaire dans les pays membres"

Dans son Rapport annuel 2002 paru en juin, l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE indique que "plusieurs pays membres de l’OCDE ont manifesté un regain d’intérêt pour l’énergie nucléaire, en laquelle ils voient un moyen de s’assurer un approvisionnement stable en énergie et de réduire leur dépendance à l’égard des importations de pétrole et de gaz, tout en luttant contre le changement climatique". A la fin de l’année 2002, les pays de l’OCDE comptaient 362 tranches nucléaires connectées au réseau, assurant environ 24 % de la production d’électricité. Trois tranches nucléaires ont été mises en service : une en République tchèque et deux en Corée ; deux ont cessé de fonctionner au Royaume-Uni ; sept tranches étaient en construction : trois au Japon, deux en Corée et deux en République slovaque.
Au cours des dix prochaines années, la part du nucléaire dans la production d’électricité des pays membres devrait diminuer lentement, en raison de la fermeture de centrales en fin de vie., mais la prolongation de la durée de vie de centrales et quelques mises en service devraient compenser partiellement cette évolution.

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