En septembre 2012, le président Hollande a fait part de l’intention de la France d’accueillir en 2015 la 21ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et la 11ème session de la réunion des Parties au Protocole de Kyoto, dont l’accueil devait cette fois revenir à un pays d’Europe de l’Ouest selon le règlement. Cette réunion aura pour objectif la conclusion d’un nouvel accord international sur le climat, applicable après 2020 à tous les pays. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères a confirmé cette candidature lors de la conférence de Doha en décembre 2012.
La candidature de la France a été endossée par son groupe régional à l’ONU, le WEOG, le 12 avril dernier, ce qui ouvre la voie à une désignation officielle lors de la COP de Varsovie en novembre 2013. La France a choisi le site de Paris Le Bourget pour la conférence, car il "présente sur le plan logistique la meilleure capacité d’accueil et d’accessibilité pour les délégations officielles, mais aussi la société civile et les médias".
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La France va accueillir la 21ème Conférence des Parties sur le Climat en 2015 sur le site Paris Le Bourget
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23 lauréats pour l’appel à projets "Recherche en sûreté nucléaire et en radioprotection"
Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, Delphine Batho, ministre de l’écologie, du développement durable, et de l’énergie, Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et Louis Gallois, commissaire général à l’investissement ont annoncé fin mai les vingt trois lauréats de l’appel à projets "Recherche en sûreté nucléaire et en radioprotection" lancé à l’été 2011 dans le cadre de l’action "nucléaire de demain" du programme d’investissements d’avenir. Doté de 50 millions d’euros, il vise à financer "des infrastructures collaboratives structurantes pour la recherche dans le domaine de la sûreté nucléaire et des projets collaboratifs de recherche associant plusieurs acteurs" (notamment dans le cadre de partenariats public-privé). L’Agence nationale de la recherche a été choisie comme opérateur de cet appel à projets pour le compte de l’Etat.
Le comité de sélection était composé du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et de l’Autorité de sûreté nucléaire. Les projets doivent permettre de tirer des enseignements des conditions ayant conduit à des accidents nucléaires majeurs, notamment celui de Fukushima, d’étudier les modalités de gestion de ces accidents par les exploitants et autorités publiques, d’analyser l’impact de ces accidents en matière de rejets de matières radioactives et leurs conséquences et impact sur la santé et l’environnement.
Lauréats : AGORAS, AMORAD1, DECAPF, DECLIQ, DEMETERRES, DENOPI, DISCOM, DROID, ENDE, ICE, INDIRA, MACENA, MIRE, MIT3BAR, MITHYGENE, ORIGAMIX, PERFROI, PRENOLIN, PRIODAC, SARC, SEEN, SINAPS, TANDEM. Le financement de trois dossiers (COBE, PROGRES, CEPREES), remarqués pour leur qualité dépendra du reliquat de financement qui sera disponible après finalisation des sommes octroyées aux vingt-trois premiers.
Pour en savoir plus sur les projets : http://www.agence-nationale-recherche.fr/ ; pour en savoir plus sur les investissements d’avenir : http://www.investissement-avenir.go... et Twitter : @CGI_PIAvenir
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Un consortium franco-japonais remporte le contrat de construction de la deuxième centrale nucléaire turque
Un consortium franco-japonais remporte le contrat de construction de la deuxième centrale nucléaire turque
Un accord intergouvernemental, qui marque le coup d’envoi de discussions commerciales exclusives, a été signé le 3 mai à Ankara par Premier ministre japonais et son homologue turc pour la construction de la deuxième centrale nucléaire turque. Le consortium retenu réunit Mitsubishi Heavy Industries (MHI), son compatriote Itochu, l’énergéticien français GDF-Suez, qui sera chargé de l’exploitation du site, et l’entreprise turque EÜAS. Areva fournira avec MHI les quatre réacteurs de moyenne puissance (1 100 mégawatts) Atmea-1 qui équiperont la centrale, développés par leur coentreprise. De longues négociations commerciales devront avoir lieu avant que l’accord turco-japonais ne débouche sur une commande formelle d’Atmea-l. Le calendrier du projet prévoit le début des travaux de construction sur le site de Sinop, au bord de la mer Noire, en 2017, pour une mise en service des quatre tranches étalée entre 2023/2024 et 2028.
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Mise en service de la ligne à très haute tension de l’EPR de Flamanville
La nouvelle ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine, par laquelle transitera l’électricité produite par le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche), a été mise en service, a annoncé le 2 mai le gestionnaire du réseau RTE. Longue de 163 kilomètres à partir de Saint-Sébastien-de-Raids (Manche) dans le sud du Cotentin jusqu’à Beaulieu-sur-Oudon (Mayenne), cette ligne-électrique de 414 pylônes, qui aura selon RTE coûté au total 343 millions d’euros, traverse 64 communes dans quatre départements de l’Ouest. Outre l’électricité de Flamanville, la ligne doit renforcer la sécurité d’approvisionnement électrique de la Bretagne et permettre de transporter l’électricité des grands parcs éoliens en mer et des premiers projets d’hydroliennes qui doivent être construits dans la Manche. C’est la plus longue ligne électrique construite en France depuis plus de 20 ans.
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Areva remporte un contrat de 70 millions de dollars pour la fourniture d’uranium aux Etats-Unis
Areva a annoncé le 2 mai avoir remporté un contrat pluriannuel de plusieurs millions de dollars pour la fourniture de concentrés uranifères (U3O8), qui sera utilisé, après transformation, comme combustible dans les réacteurs d’un des plus gros électriciens américains. Selon le contrat, estimé à environ 70 millions de dollars, Areva fournira environ un million de livres d’U3O8 sur plusieurs années.
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EDF signe un accord avec EPH pour la cession de sa participation de 49 % dans SSE en Slovaquie
EDF a annoncé le 21 mai avoir signé un accord d’exclusivité avec Energetický a průmyslový holding, a.s. (EPH), entreprise tchèque leader dans le domaine de l’énergie en Europe centrale et de l’Est, pour la cession de sa participation minoritaire de 49 % dans Stredoslovenska Energetika a.s. (SSE), le deuxième distributeur et fournisseur d’électricité en Slovaquie. La transaction envisagée valorise cette participation à environ 400 millions d’euros. EDF avait acquis 49 % de SSE pour 160 millions d’euros dans le cadre d’une privatisation partielle en 2002, l’actionnaire public majoritaire étant le Fonds National de Proprieté de la république slovaque (NPF). Après la signature des accords définitifs, la transaction devra être soumise à l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires de SSE. Sa finalisation est attendue au cours du deuxième semestre 2013 après l’obtention de l’aval des autorités de la concurrence.
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Belgique : l’AFCN autorise le redémarrage des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2
L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a considéré le 17 mai, après "un examen approfondi des résultats fournis par l’exploitant", que les réacteurs de Doel 3 et de Tihange 2, exploités par Electrabel, une filiale de GDF Suez en Belgique, pouvaient "redémarrer en toute sûreté". Suite à la découverte des indications de défauts dans les cuves des réacteurs de Doel 3 et de Tihange 2 à l’été 2012, l’AFCN, avec le support technique de sa filiale Bel V et de l’AIA (AIB-Vinçotte), avait formulé en janvier 2013 ses exigences pour pouvoir considérer le redémarrage éventuel des unités de Doel 3 et de Tihange 2 (11 exigences préalables au redémarrage et 5 exigences après redémarrage). Après la remise d’un plan d’actions détaillé, approuvé en février par l’AFCN, l’exploitant a remis en dates des 15 et 26 avril un addendum aux dossiers de sûreté, reprenant les résultats relatifs aux exigences préalables au redémarrage de l’AFCN. Et l’AFCN a confirmé que les 11 exigences de sûreté préalables au redémarrage ont été pleinement satisfaites.
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Inde : la Cour suprême donne son feu vert à une centrale nucléaire dans le sud
La Cour suprême indienne a donné le 6 mai son feu vert à la mise en service de la centrale nucléaire de conception russe de Kudankulam, dans l’Etat du Tamil Nadu (sud du pays). Le lancement de deux réacteurs de 1 000 mégawatts y est prévu dans un premier temps. "Les autorisations nécessaires ont été prises par le gouvernement et le développement de la centrale est importante pour l’Inde", a déclaré la Cour suprême, car l’Inde recherche activement de nouvelles sources énergétiques pour alimenter la croissance de son économie. La Cour a toutefois ordonné au gouvernement de soumettre un rapport définitif sur la sécurité de la centrale et sur les dispositions prévues pour les déchets radioactifs. Les opposants à la centrale soulignent que la centrale est située sur une zone sismique. Le gouvernement voudrait faire passer la part du nucléaire dans la production énergétique de 3 % actuellement à 25 % d’ici 2050. D’autres projets nucléaires sont en cours en Inde, notamment pour la construction d’une centrale sur la côte ouest qui prévoit dans un premier temps le lancement de deux réacteurs EPR d’Areva.
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Japon/Emirats Arabes Unis : accord de coopération dans le nucléaire civil
Le Japon et Ies Emirats Arabes Unis ont signé le 2 mai un accord dans le domaine nucléaire civil lors de la visite à Dubaï du Premier ministre japonais Shinzo Abe, selon l’agence officielle Wam. "Le Japon peut contribuer aux besoins en énergie des Emirats, qu’il s’agisse de l’énergie nucléaire ou de l’énergie renouvelable", a déclaré le Premier ministre. Les Emirats ont annoncé en juillet 2012 le lancement des travaux de construction à Abou Dhabi de deux de leurs quatre réacteurs nucléaires, confiés à Wunconsortium sud-coréen mené par Kepco, pour 20,4 milliards de dollars, avec l’ambition de produire de l’électricité dès 2017. Ils ont déjà signé des accords de coopération dans le domaine nucléaire civil avec plusieurs pays dont les Etats-Unis, la France, et l’Argentine.
