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October 2012
  • Fermeture de Fessenheim : Matignon va nommer une "personnalité qualifiée"

    Suite au Conseil de politique nucléaire (CPN) réuni le 28 septembre 2012 par le président Hollande, l’Elysée a annoncé dans un communiqué le 15 octobre que le Premier ministre va confier à une "personnalité qualifiée", placée sous l’autorité de la ministre de l’Energie, la mission de préparer la fermeture définitive des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, prévue au plus tard pour le 31 décembre 2016. Et ce "dans des conditions économiquement, techniquement et socialement responsables". Le CPN, qui rassemble les principaux acteurs de la filière nucléaire, a confirmé l’engagement de réduction de la part du nucléaire de 75 % à 50 % à l’horizon 2025 dans la production d’électricité française.

    Il a également confirmé que "l’EPR de Flamanville sera le seul réacteur de production d’électricité mis en service durant le quinquennat". La stratégie de retraitement des combustibles usés est confirmée également, de même que le calendrier prévu par la loi de 2006 pour le centre de stockage géologique des déchets moyennement et hautement radioactifs à vie longue. Le CPN a "réaffirmé la confiance de la France dans sa technologie et son industrie nucléaires ainsi que son ambition de développer une filière nucléaire à l’export, sur la base du plus haut niveau de sûreté".
     

  • EDF et Areva signent un protocole d’accord tripartite avec Energoprojekt

    Areva et EDF ont annoncé le 4 octobre avoir signé un protocole d’accord tripartite avec l’entreprise d’ingénierie polonaise Energoprojekt, dans le cadre du programme nucléaire lancé par le gouvernement polonais en 2009. Ce protocole fait ainsi entrer "dans une nouvelle phase" la stratégie des deux groupes, après l’organisation d’une série de Journées Fournisseurs dans le pays. L’objet du protocole est "d’associer les compétences industrielles et techniques respectives des trois parties en vue du développement du premier programme nucléaire polonais".
    La coopération sera principalement centrée sur les points suivants :
    - apporter le savoir-faire et l’expertise en matière d’ingénierie et de construction au programme nucléaire polonais ;
    - faire participer les fournisseurs polonais et promouvoir le développement des compétences afin de mettre en place un réseau solide de fournisseurs polonais pour la construction et l’exploitation des centrales nucléaires.
     

  • L’Andra a saisi la CNDP concernant le projet Cigéo

    L’Andra a saisi le 9 octobre la Commission nationale du débat public (CNDP) pour l’organisation du débat public sur "le projet de création d’un stockage réversible profond de déchets radioactifs en Meuse/Haute-Marne". Cette saisine fait suite au Conseil de politique nucléaire du 28 septembre au cours duquel le calendrier prévu par la loi de 2006 en ce qui concerne le projet Cigéo, site de stockage des déchets de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL), a été confirmé.
    À cette occasion, il a été précisé que la ministre de l’Energie veillera "en particulier" à assurer la tenue du débat public relatif à ce projet en 2013. L’Andra souligne qu’il conviendra "de trouver la meilleure articulation possible, en termes de calendrier, avec le débat national sur la transition énergétique organisé par le gouvernement". Selon la loi, un débat public doit être organisé avant le dépôt de la demande d’autorisation de création de Cigéo, prévu en 2015.
     

  • Areva équipe les réacteurs à eau pressurisée japonais de recombineurs auto-catalytiques passifs

    Areva a annoncé le 18 octobre que le groupe va équiper l’ensemble des réacteurs à eau pressurisée japonais d’une centaine de ses recombineurs auto-catalytiques passifs ("Passive Autocatalytic Recombiners" - PARs). Ces équipements de sûreté passifs de pointe empêchent l’accumulation d’hydrogène dans l’enceinte du réacteur et permettent ainsi d’en préserver l’intégrité. Areva propose les propose dans le cadre de son offre "Safety Alliance", dont les produits et services "permettent aux électriciens de démontrer la sûreté de leurs centrales et de moderniser leurs parcs nucléaires", précise le groupe.

    Les recombineurs passifs d’hydrogène fonctionnent sans qu’un opérateur ait à intervenir et ne nécessitent aucune alimentation électrique. Ils continuent donc de fonctionner même en cas d’interruption de l’alimentation électrique de la centrale. "Faciles à installer, les recombineurs s’appuient sur le principe de l’oxydation catalytique pour convertir l’hydrogène en simple vapeur d’eau. Leurs coûts de maintenance et d’exploitation sont ainsi extrêmement faibles", souligne le groupe.
     

  • Royaume-Uni : Areva candidat à la reprise des entités de gestion de Magnox et RSRL avec CH2M Hill et Serco Group

    Trois grands acteurs mondiaux du nucléaire, CH2M Hill, Areva et Serco Group, associés dans un nouveau consortium, CAS Restoration Partnership, ont annoncé le 19 octobre leur intention de répondre à l’appel à candidatures lancé par l’autorité britannique de démantèlement nucléaire (Nuclear Decommissioning Authority –NDA) pour la reprise des entités de gestion (Parent Boby Organisation – PBO) des sociétés Magnox Ltd et Research Sites Restoration Ltd (RSRL). Ces entités de gestion contrôleront les activités de démantèlement de douze sites nucléaires britanniques historiques. Le consortium CAS Restoration Partnership rassemble l’expertise de ses trois partenaires en matière de gestion, d’exploitation et de démantèlement de sites nucléaires, ainsi que dans la gestion des déchets nucléaires au Royaume-Uni et dans le monde. CH2M Hill, Basé à Denver, dans le Colorado (Etats-Unis), est l’un des leaders mondiaux du démantèlement des installations nucléaires et de la réhabilitation des sites nucléaires. Serco est une société internationale de services basée au Royaume-Uni.
     

  • NucAdvisor remporte le contrat d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour le futur réacteur de recherche jordanien

    Un consortium franco-jordanien, dont NucAdvisor est chef de file, a annoncé début octobre avoir été choisi par la Jordan Atomic Energy Commission (JAEC) pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage du premier réacteur de recherche jordanien. Composé de NucAdvisor, Ingérop, ArabConsultantsBureau et Amman Consulting Engineering Planning Office, le consortium a signé un contrat de plus de cinq millions de dollars sur 41 mois pour apporter une expertise technique depuis la revue de conception jusqu’à la supervision de la construction du réacteur Jordan Research and Training Reactor (JRTR). NucAdvisor garantira la conception, fabrication, construction et mise en service du réacteur de recherche, en accord avec les spécifications internationales, et celles des autorités locales jordaniennes. Le consortium s’appuie également sur les compétences du CEA, notamment sur les questions de calculs neutroniques et thermo-hydrauliques. Le JRTR sera construit par le consortium coréen Kaeri-Daewoo et sera situé à 67km au nord d’Amman, au sein de la Jordan University for Science and Technology (JUST).
     

  • Groupe Gorgé remporte une commande pour Haiyang et Sanmen

    Groupe Gorgé, spécialisé dans la sécurité nucléaire et les robots sous-marins, a annoncé le 2 octobre avoir remporté une commande d’un montant total d’un million d’euros auprès de Westinghouse Electric, un nouveau client, pour fournir des équipements de réacteurs nucléaires en Chine. La société va fournir 84 portes pour les quatre réacteurs de 3e génération de type AP 1000 de Westinghouse (groupe Toshiba), Haiyang 1 et 2 et Sanmen 1 et 2, actuellement en construction à l’est de la Chine. Ces portes ont comme caractéristiques principales de stopper les rayons gamma, d’être anti-intrusion, anti-explosion, pare-balles et coupe-feu pour une durée de 180 minutes.
    La société s’est félicitée de ce contrat, qui "permettra aussi de qualifier des produits à certaines normes américaines grâce à des prototypes fabriqués à cette fin d’ici fin 2012", a précisé le groupe.
     

  • Areva va fournir des éléments combustibles à uranium faiblement enrichi au réacteur Maria

    Areva Cerca a remporté un nouveau contrat pour la fourniture de soixante-deux éléments combustibles supplémentaires à uranium faiblement enrichi (UFE) au réacteur de recherche polonais Maria, à l’occasion de la Conférence internationale sur la réduction de l’enrichissement pour les réacteurs de recherche et d’essai (RERTR 2012), organisée à Varsovie du 14 au 17 octobre 2012 par le Département américain de l’énergie (DoE). Ces assemblages UFE permettront au réacteur de bénéficier de combustible de remplacement tout en sécurisant ses besoins futurs, afin de poursuivre sa conversion vers un fonctionnement à l’uranium faiblement enrichi.
    Ce nouveau contrat s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre le Centre national polonais pour la recherche nucléaire (NCBJ) et Areva, initiée en 2010 dans le cadre de la conversion du réacteur de recherche Maria sous l’égide du programme "Global Threat Reduction Initiative" de l’Agence nationale américaine pour la sûreté nucléaire (NNSA).
     

  • Areva crée une direction régionale Asie-Pacifique

    Le groupe Areva a annoncé le 15 octobre la création d’une direction régionale Asie-Pacifique dans le cadre de son plan d’action stratégique "Action 2016". Cette création vise à renforcer son organisation dans cette région du monde où les perspectives de croissance du marché de l’énergie sont les plus importantes. Et ce dans le domaine des réacteurs, du combustible, du traitement-recyclage mais aussi des renouvelables. Cette nouvelle région est dirigée par Rémy Autebert.

     La région Asie-Pacifique regroupe les pays et zones géographiques suivants : Chine, Taïwan, Japon, Corée du Sud, Mongolie, Asie du Sud-est et Océanie-Pacifique. Areva y réalise déjà plus de 20 % de son chiffre d’affaires.
     

  • Areva est déterminé à poursuivre l’appel d’offres en cours pour Temelin

    Suite à l’annonce le 5 octobre par l’électricien tchèque CEZ de sa décision d’exclure Areva de l’appel d’offres pour la construction de deux réacteurs nucléaires sur le site de Temelin, le groupe a décidé de faire objection selon les règles stipulées dans les conditions de l’appel d’offres.
    Areva se déclare "résolument déterminé à comprendre les motivations de cette annonce", car il "croit fermement avoir satisfait tous les critères de l’offre". Le groupe est en effet convaincu que l’offre remise à CEZ est la plus compétitive et "confirme que son engagement dans le projet d’extension de la centrale nucléaire de Temelin reste entier".
    Le processus de sélection pour la construction de deux réacteurs à Temelin a démarré en août 2009. Il a abouti au dépôt, en juillet 2012, de trois offres auprès de l’organisateur de l’appel d’offres, l’électricien national ČEZ. Le calendrier prévisionnel prévoit la désignation du vainqueur de l’appel d’offres fin 2013 pour une mise en service des réacteurs entre 2020 et 2025.
     

  • Nouvel article

    L’ASN a refusé le dossier déposé l’an dernier par EDF en vue du démantèlement total de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère), installation à l’arrêt depuis 1985, a annoncé l’ASN le 9 octobre lors d’une conférence de presse à Rennes. "L’ASN considère que le dossier n’est pas recevable en l’état pour être mis à consultation du public et recommande ainsi qu’il soit complété au préalable", a-t-elle indiqué.
    Cette décision est liée à l’arrêt de la construction d’un site d’entreposage de déchets nucléaires, Icéda, prévu par EDF sur le site du Bugey, dans l’Ain, dont le permis de construire a été annulé par la justice. "II est donc nécessaire qu’EDF précise davantage comment entreposer les déchets" de Brennilis, a expliqué à l’AFP Simon Huffeteau, chef de la division de l’ASN à Caen, dont dépend la centrale. Concernant le démantèlement partiel, l’ASN estime qu’EDF "a bien préparé et bien engagé la reprise des opérations".
     

  • Areva : négociations exclusives avec Astorg Partners pour la cession de Canberra

    Areva et la société française de Capital Investissement Astorg Partners sont entrés le 22 octobre en négociations exclusives afin de finaliser le projet de cession de Canberra, sa filiale de mesures nucléaires. Cette opération s’inscrit dans le cadre du plan d’actions stratégique "Action 2016" défini par Areva en décembre 2011 qui prévoit la cession d’actifs en vue de contribuer au désendettement du groupe et au financement de son programme d’investissements stratégiques et de sûreté.

  • Sondage Ipsos : 45 % des personnes soutiennent le développement du nucléaire dans le monde

    Le dernier sondage d’Ipsos Mori sur le nucléaire montre de grands écarts entre partisans et opposants au nucléaire au sein des 24 pays passés sous revue. Ainsi, au total, 45 % des personnes interrogées 18 000) soutiennent le développement du nucléaire. Ce qui représente, indique Ipsos Mori, une amélioration par rapport au niveau post-Fukushima (sondage d’avril 2011), puisqu’alors 38 % des sondés avaient répondu en faveur de cette énergie.

    Néanmoins, les divergences entre pays sont creusées. Trois quarts sont pour en Inde, contre à peine plus d’un quart en Allemagne (26 %) et au Mexique (26 %). Globalement, l’équilibre penche vers le "non", dans 16 pays, le soutien venant des États-Unis (66 % de pour), la Chine (59 %), le Royaume-Uni (59 %), l’Arabie Saoudite (59 %), la Pologne (53 %) et la Suède (52 %). La France est partagée entre pour et contre. Cependant, le sondage montre que la proportion de personnes en faveur de l’énergie nucléaire a progressé dans 21 pays sur 26, le recul n’apparaissant que dans 3 pays (Espagne, Pologne et Japon).
     

  • Etats-Unis/Japon : Shaw vend à Toshiba sa part de 20 % dans Westinghouse

    Toshiba a annoncé le 10 octobre qu’il allait acheter pour 1,6 milliard de dollars (1,24 md euros) les 20 % de la société d’équipements nucléaires américaine Westinghouse détenus par une filiale de Shaw Group, ce qui fera monter sa part dans Westinghouse à 87 % du capital.
    Shaw Group, société basée en Louisiane et partenaire de Toshiba dans les activités nucléaires, y compris dans les équipements fournis à Fukushima pour le traitement de l’accident de mars 2011, s’était endetté en yens pour prendre une participation de 20 % dans Westinghouse, mais le montant dû a augmenté du fait de la hausse de la devise japonaise. Aux termes d’un accord passé en 2006 avec Toshiba, Shaw avait la possibilité de vendre tout ou partie de ses 20 % au groupe japonais. Toshiba a annoncé avoir reçu notification de la part de Shaw pour exercer cette option. Pour sa part, Toshiba a indiqué qu’il allait rechercher un nouveau partenaire pour investir dans Westinghouse.
    Shaw Group va de son côté continuer à travailler avec Westinghouse sur les projets existants de centrales nucléaires aux États-Unis et en Chine.
     

  • EDF compte recruter 6000 personnes en 2013

    EDF va recruter 6 000 personnes supplémentaires en 2013, dont plus de 1700 ingénieurs et cadres, en contrat à durée indéterminée dans toutes les régions françaises. En trois ans, à fin 2013, ce seront ainsi près de 18 000 nouveaux salariés qui auront rejoint le groupe en France, du niveau exécution au niveau cadre.
    Le groupe va accueillir, pour la rentrée 2012/2013, 3 000 nouveaux jeunes en contrat d’alternance. Depuis 2010, EDF intègre dans ses équipes plus d’une centaine d’alternants de niveau CAP chaque année avec la promesse d’un emploi une fois la formation réussie. Au cours des cinq dernières années, plus de 4 000 alternants au total de niveau CAP à bac+5 ont été embauchés en France. EDF recrute du jeune diplômé au candidat expérimenté, principalement dans des métiers techniques (spécialistes en mécanique, chaudronnerie, robinetterie…) mais aussi pour des fonctions transverses (commerce, recherche, informatique...).
    Les métiers de la production d’électricité représentent la majorité de ces recrutements, portés par les besoins du nucléaire. Les profils d’électriciens, d’ingénieurs et de techniciens d’exploitation, de maintenance mécanique et robinetterie/chaudronnerie ou encore automaticiens y sont parmi les plus recherchés.
     

  • Japon : reprise des travaux de construction pour le réacteur d’Oma

    Electric Power Development (J-Power) a indiqué le 1er octobre avoir repris les travaux sur le site d’Oma, dans la préfecture d’Aomori (nord), après avoir reçu l’autorisation du gouvernement. C’est la première fois que les travaux de construction d’un réacteur sont repris au Japon depuis l’accident de Fukushima en mars 2011. Le ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti), Yukio Edano, a souligné que le réacteur, une fois construit, devrait répondre à toutes les nouvelles exigences de sécurité des autorités et obtenir l’approbation de la nouvelle autorité de sûreté qui vient d’être créée par le gouvernement avant d’être autorisé à fonctionner.

  • Royaume-Uni/Chine : Rolls-Royce remporte un contrat pour moderniser Ling Ao

    Le groupe britannique Rolls-Royce a annoncé le 18 octobre avoir remporté un contrat avec le chinois China Guangdong Nuclear Power Corporation (CGNPC) pour fournir des systèmes de contrôle pur la centrale de Ling Ao. Ce contrat, dont le montant n’a pas été précisé, porte sur la modernisation et la numérisation des systèmes de contrôle des réacteurs 1 et 2 de la centrale de Ling Ao, dans la province du Guangdong, dans le sud-est du pays.
     

  • Russie/Ukraine : Rosatom/TVEL pose la 1ère pierre d’une usine à combustibles

    La première pierre du lancement de la construction d’une usine de production de combustible nucléaire a été posée près du village de Smoline en Ukraine le 4 octobre. Le coût de ce projet a été évalué à 157 millions d’euros, dont 106 M€ consacrés à l’achat de la technologie russe de production de combustible. L’usine sera une joint-venture dont 50 % plus une part sera détenue par l’Ukraine et 50 % moins une part par la Russie. Le chantier, mené par la succursale de Rosatom, TVEL, se déroulera en 2 étapes, afin que l’usine produise 800 assemblages de combustibles par an dès 2015, pour être achevé en 2020.
    L’usine produira du combustible pour des réacteurs VVER-100, conçus par la compagnie d’état russe Gidropress. Sur les 17 réacteurs exploités en Ukraine, 15 sont de ce modèle et alimentés en combustible par le fournisseur russe TVEL.
     

  • Canada : Bruce A1 et A2 reconnectées au réseau

    La tranche 2 de la centrale canadienne Bruce A a été reconnectée le réseau électrique de l’Ontario le 16 octobre, après 17 ans d’arrêt. En fait, ce réacteur Candu avait tenté un retour au réseau mi-mars dernier mais suite à un dysfonctionnement, le redémarrage avait été stoppé par l’opérateur, Bruce Power. Au redémarrage, Bruce A2 fonctionnait à 25 % de puissance. Bruce A2 avait été arrêté en 1995, suite à un accident lors d’une maintenance ayant conduit à une contamination dans le cœur.
    La tranche 1 de Bruce A, quant à elle, a été reconnectée au réseau le 19 septembre. Elle avait été arrêtée en 1997. Depuis 2006, les deux tranches sont en rénovation afin de pouvoir repartir pour 25 ans. La centrale Bruce A est composée de 4 réacteurs Candu, deux de puissance unitaire de 772 MW (tranches 1 et 2) et deux de puissance de 730 MW (tranches 3 et 4), selon les données de l’AIEA.
     

  • Australie : l’Etat du Queensland autorise l’exploitation de l’uranium

    L’Etat australien du Queensland a mis fin le 22 octobre à l’interdiction, en vigueur depuis plusieurs décennies, d’exploiter le minerai d’uranium que recèle son sol, après l’autorisation donnée par Canberra d’exporter de l’uranium en Inde. L’interdiction officielle d’exploiter l’uranium au Queensland (nord-est) date de 1989, mais la fermeture de la grande mine de Mary Kathleen, principale exploitation de ce minerai dans cet Etat, était déjà effective depuis 1982.
     

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