La ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie Delphine Batho a présenté le 19 septembre en Conseil des ministres les résultats de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre et l’organisation du débat national sur la transition énergétique. Le Premier ministre a présenté les mesures retenues par le Gouvernement à l’issue des deux jours de débats des tables rondes de la conférence, qu’il s’agisse de décisions immédiates, ou d’un programme de travail à moyen terme. Elles seront détaillées dans la feuille de route pour la transition écologique. Un séminaire gouvernemental sera prochainement réuni pour les engager.
Le débat national sur la transition énergétique sera animé par :
- un comité national d’organisation,
- une commission nationale respectant l’équilibre des six collèges invités à la conférence (État, collectivités territoriales, employeurs, salariés, associations et parlementaires),
- un comité d’experts scientifiques,
- un comité citoyen.
Il comprendra :
- une phase d’information de novembre à décembre 2012,
- une phase de participation du grand public de janvier à avril 2013, au plus près des citoyens et avec l’appui d’un site internet dédié ; pendant cette phase, les régions pourront constituer des conférences régionales de l’énergie permettant de mettre en cohérence l’ensemble des initiatives territoriales ;
- une phase de synthèse et d’élaboration de recommandations en mai 2013, qui débouchera sur un projet de loi de programmation en juin 2013.
Actualités
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Conférence environnementale et organisation du débat sur la transition énergétique
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Sondage : les Français pas prêts à payer plus cher leur électricité pour sortir du nucléaire
Près de 8 Français sur 10 ne sont pas prêts à payer plus cher l’électricité pour sortir du nucléaire, une proportion qui a augmenté depuis l’an dernier, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay publié le 13 septembre. A la question "Seriez-vous prêt à accepter une augmentation du prix de l’électricité pour que la France arrête de produire de l’électricité à partir de centrales nucléaires", 78 % des personnes interrogées ont répondu "non", 21 % ont dit "oui", et 1 % ne s’est pas prononcé. La même question avait déjà été posée par le même institut en mars 2011, juste après l’accident de Fukushima. A l’époque, 72 % des interrogés avaient répondu non, contre 27 % de oui.
Le nucléaire est, après l’hydroélectricité, la source d’énergie la moins chère pour produire du courant, permettant à la France de bénéficier de tarifs de l’électricité inférieurs à ses voisins. Ce sondage a été réalisé les 12 et 13 septembre 2012 auprès d’un échantillon de 1 007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.
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Areva et EDF signent deux contrats pour la fourniture de plus de 30 000 tonnes d’uranium naturel
Areva et EDF ont annoncé le 24 septembre la signature de deux contrats pour la "sécurisation de l’approvisionnement à long terme en uranium naturel du parc nucléaire d’EDF". Aux termes de ces accords, Areva fournira plus de 30 000 tonnes d’uranium naturel à EDF sur la période 2014-2035, représentant ainsi l’une des plus importantes livraisons d’uranium réalisée par Areva.
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Pose du dome du deuxième réacteur EPR de Taishan
EDF et Areva ont annoncé le 12 septembre dans un communiqué la pose du dôme du bâtiment réacteur du deuxième réacteur EPR de Taishan par la société propriétaire et futur exploitant du site, Taishan Nuclear Power Joint Venture Company (TNPJVC), détenue à 30 % par EDF et à 70 % par son partenaire chinois, l’électricien CGNPC. Cette opération amorce la conclusion des principales opérations de génie civil du bâtiment réacteur qui ont mobilisé de l’ordre de 2000 personnes pendant 2 ans. Coiffé de son dôme, le bâtiment réacteur accueillera dans un second temps les composants lourds de la chaudière nucléaire (générateurs de vapeur, cuve, pressuriseur, etc.). L’étanchéité de la structure sera garantie par le soudage de l’intégralité du dôme qui sera ensuite recouvert de 7 000 tonnes de béton pour en renforcer la résistance.
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La stratégie scientifique de l’Andra saluée par l’AERES
Dans un rapport publié début septembre, l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), autorité indépendante notamment en charge d’évaluer les organismes de recherche, a souligné le leadership scientifique de l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs (Andra) dans son domaine et préconisé une plus grande valorisation de ses travaux au niveau national et international. L’évaluation de l’AERES a porté sur la stratégie de recherche de l’Andra, sa gouvernance en particulier pour les aspects R&D, et cherchait à situer les activités de l’Andra dans un cadre international et face aux enjeux sociétaux.
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Alstom va rénover les systèmes de contrôle des centrales nucléaires de 1300 MW d’EDF
Alstom Thermal Power a annoncé le 4 septembre avoir remporté un contrat de plus de 50 millions d’euros pour la rénovation des systèmes "Controbloc N20" équipant toutes les centrales nucléaires de 1300 MW d’EDF. Ce système de contrôle-commande a été installé par Alstom lors de la construction des centrales et le groupe en assurait depuis l’entretien. Il permet, à partir de divers capteurs placés dans toute la centrale, un contrôle plus performant d’équipements tels que les vannes, les actionneurs de pompes, les moteurs et les cellules électriques. Alstom va moderniser le système actuel en intégrant de nouvelles technologies basées sur son dernier système de contrôle ALSPA Series 6. Le déploiement du premier système rénové est prévu au printemps 2015.
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Création d’une co-entreprise Areva-Atkins
Areva et Atkins, cabinet britannique de conseil en ingénierie et conception, ont annoncé le 18 septembre la création d’une joint-venture afin de renforcer leur compétitivité sur des projets de gestion du combustible nucléaire et de démantèlement au Royaume-Uni.
La mission de la co-entreprise Areva-Atkins sera de répondre aux appels d’offres de Niveau 2 pour le secteur de l’ingénierie nucléaire britannique. Les contrats de Niveau 1 dépendent de la NDA (Nuclear Decommissioning Authority), agence publique britannique chargée du démantèlement de sites nucléaires, et englobent la gestion et l’exploitation des divers sites sous la responsabilité de la NDA. Les contrats de Niveau 2 correspondent aux contrats de sous-traitance émis directement par les opérateurs afin de les aider à atteindre leurs objectifs. Le siège de la co-entreprise Areva-Atkins sera basé à Warrington, au Nord-Ouest de l’Angleterre.
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Daher retenu par CNNC pour les vannes de sécurité des nouveaux réacteurs de Tianwan
Daher, équipementier intégrateur de solutions "Industrie & Services", a annoncé le 11 septembre que sa division Daher-Vanatome, spécialisée dans les équipements pour îlots nucléaires, a été retenue par l’électricien CNNC (China National Nuclear Corporation) pour fournir les 120 vannes de sécurité des deux nouveaux réacteurs nucléaires de la centrale chinoise de Tianwan. Tous les équipements seront conçus, qualifiés et fabriqués par Daher-Vanatome dans l’usine de St-Vallier (Drôme). Ce nouveau contrat représente plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires.
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Pologne : quatre groupes polonais vont coopérer dans le projet de première centrale nucléaire
Quatre grands groupes polonais des secteurs énergétique et minier vont coopérer dans la construction et l’exploitation de la première centrale nucléaire de ce pays, selon un communiqué publié le 6 septembre. Ces quatre groupes contrôlés par l’Etat — PGE, Tauron Polska Energia, Enea et le géant du cuivre KGHM — ont signé une lettre d’intention dans laquelle ils s’engagent à "élaborer un projet d’achat de parts dans la société PGE Energia Jadrowa (groupe PGE) directement responsable de la préparation du chantier de construction et d’exploitation de la première centrale nucléaire polonaise".
Trois grands consortiums internationaux ont jusqu’à présent manifesté leur intérêt pour le programme nucléaire polonais : les français EDF/Areva, le groupe américano-japonais Westinghouse Electric Company LLC, et le consortium américano-japonais GE Hitachi Nuclear Energy Americas.
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L’AIEA et Wano souhaitent renforcer leur collaboration
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la World Association of Nuclear Operators (Wano) ont annoncé le 17 septembre avoir signé une déclaration d’intention en vue d’étudier et de mettre en œuvre ensemble des possibilités de renforcement de leur collaboration. Ceci concerne notamment la coordination des missions Osart de l’AIEA (Operational Safety Review Team) et des évaluations par les pairs de Wano. En outre, les collaborateurs des deux organisations ont prévu de se rencontrer régulièrement afin d’aborder les activités importantes en lien avec la sécurité. Et l’échange d’information ainsi que le soutien mutuel en cas d’incident grave au niveau d’une centrale ou d’une usine de combustible seront améliorés, a indiqué Wano.
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L’Autorité de réglementation nucléaire des Émirats Arabes Unis rejoint le programme MDEP
L’Autorité fédérale de réglementation nucléaire (FANR) des Émirats Arabes Unis (EAU) a participé pour la première fois, en tant que nouveau membre associé, au Comité directeur du MDEP (Multinational Design Evaluation Programme) qui s’est tenu les 24 et 26 septembre 2012 à Pékin. André-Claude Lacoste, Président du Comité stratégique du MDEP et Président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, a confirmé que la FANR remplissait les critères pour devenir membre associé du MDEP, précisant que le MDEP avait examiné le rôle de la FANR dans le cadre de son évaluation de sûreté de la conception du réacteur de puissance de type avancé, APR1400, de la société KHNP (Korea Hydro & Nuclear Power) actuellement en construction sur le site de Barakah aux Émirats Arabes Unis.
Le statut de membre associé du MDEP est accordé aux autorités de sûreté nucléaire des pays intéressés qui sont déjà engagés ou vont s’impliquer très prochainement dans la construction de nouvelles conceptions de réacteur. Les autorités participent aux groupes de travail relatifs à une conception spécifique et à des sujets qui les intéressent et, sur approbation du Comité stratégique du MDEP, elles peuvent être représentées aux réunions du Comité directeur.
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Espagne : la centrale de Garoña s’arrêtera en juillet 2013
La plus ancienne centrale nucléaire d’Espagne, à Garoña, près de Burgos (nord), mise en service en 1971, cessera son activité en juillet 2013, l’exploitant ayant renoncé à demander le renouvellement de son autorisation. Nuclenor (contrôlée à parts égales par Iberdrola et Endesa) a indiqué le 9 septembre au ministère de l’Industrie qu’elle n’était "pas en conditions pour solliciter le renouvellement de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Santa Maria de Garoña".
C’était la date limite pour Nuclenor pour demander une prolongation jusqu’en 2019 de cette centrale, suite au feu vert qui avait été donné le 3 juillet par le gouvernement espagnol. L’exploitant avait demandé un délai, que le gouvernement a refusé de lui accorder, évoquant son incertitude concernant "les nouvelles conditions qui pourraient être établies pour l’activité de production nucléaire, dans le cadre de la réforme énergétique qui doit être approuvée par le gouvernement". Cette réforme, attendue dans les prochains mois, est redoutée par les professionnels du secteur car elle doit notamment modifier les tarifs et les taxes imposées aux différentes sources d’énergie.
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Japon : la nouvelle autorité de sûreté nucléaire prend ses fonctions
La nouvelle autorité de sûreté nucléaire japonaise a pris ses fonctions le 19 septembre. Cette Nuclear Regulatory Commission (NRC) comporte un comité de cinq membres nommés par le Premier ministre Yoshiko Noda. Elle est présidée par Shunichi Tanaka, ancien vice-président de la Japan Atomic Energy Commission.
Fin juin 2012, la chambre haute du Parlement japonais avait adopté avec une large majorité un projet de loi modifié concernant la création de cette nouvelle autorité, qui fusionne les entités jusqu’alors existantes, à savoir le Comité de sûreté nucléaire (NSC) et l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA), que NSC supervisait. La NISA dépendait du ministère de l’Economie, du Commerce extérieur et de l’Industrie. La NRC est désormais une antenne du ministère de l’Environnement.
De nouvelles tâches lui incombent, notamment des fonctions de contrôle de la radioprotection, qui était jusque-là de la responsabilité du ministère des Sciences.
