Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a déclaré le 26 août sur BFM TV que "le nucléaire est une filière d’avenir". "Avec une augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel", la question est de savoir "si nous allons continuer à investir", a-t-il affirmé, ajoutant : "Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d’avenir". Le ministre a également déclaré que s’"il ne s’agit pas d’abandonner le nucléaire", il faut le "rééquilibrer". Grâce au nucléaire, l’industrie française a pu "passer les épreuves, y compris les chocs pétroliers, la crise...", a-t-il ajouté, "c’est une énergie abordable". "Notre choix est d’avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité est stratégique", a-t-il insisté, rappelant que plusieurs pays européens revenaient au nucléaire, "même le Royaume uni, droite, gauche confondues".
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A. Montebourg : "Le nucléaire est une filière d’avenir"
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Areva et AEG Power Solutions présentent un nouveau redresseur de charge de batterie analogique
Areva et AEG Power Solutions ont annoncé le 6 août avoir développé et qualifié ensemble un nouveau redresseur de charge de batterie, Profitec SN1, qui garantit la disponibilité continue de l’alimentation interne en énergie des éléments clés des centrales nucléaires. Les redresseurs permettent qu’un niveau de charge suffisant des batteries soit maintenu en permanence afin que l’alimentation de l’ensemble des systèmes liés à la sûreté soit ininterrompue. Profitec SN1 est exclusivement basé sur la technologie analogique. Il réagit par conséquent plus rapidement et est plus robuste que des produits de gamme similaire, souligne Areva dans un communiqué.
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Six sociétés, dont Areva, choisies pour l’uranium de Barakah
Areva et Enec (Emirates Nuclear Energy Corporation) ont conclu, le 15 août, un contrat intégré de fourniture d’uranium enrichi d’un montant supérieur à 400 millions d’euros. Ce contrat porte sur la fourniture par Areva, sur une période de 8 ans, d’uranium enrichi destiné à la future centrale nucléaire de Barakah, en cours de construction aux Emirats Arabes Unis.
Cinq autres entreprises ont été sélectionnées pour la fourniture d’uranium, la conversion et l’enrichissement, le contrat total s’élevant à 2,4 milliards d’euros : les britanniques Rio Tinto et Urenco, l’américaine ConverDyn, la canadienne Uranium One et la russe Tenex. Rio Tinto et Uranium One fourniront de l’uranium naturel, ConverDyn des services de conversion, Urenco des services d’enrichissement. Tenex fournira de l’uranium enrichi et des services de conversion et d’enrichissement.
La mise en exploitation des deux premiers des quatre réacteurs est prévue en 2017 et 2018, sous réserve de l’accord des autorités.
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Alstom fournira des îlots conventionnels pour la centrale de Rawatbhata
Dans le cadre d’un consortium avec l’entreprise indienne BHEL (Bharat Heavy Electricals Limited), Alstom a annoncé le 22 août qu’il s’est vu confier, par la Nuclear Power Corporation of India Limited (NPCIL), la fourniture de groupes turbo-alternateurs destinés aux unités 7 et 8 de la centrale nucléaire de Rajasthan Atomic Power Station (RAPS), située à Rawatbhata, dans l’État du Rajasthan. La part d’Alstom dans le contrat attribué au consortium dépasse les 100 millions d’euros. Alstom et BHEL assureront la fourniture, l’installation et la mise en service de groupes turbo-alternateurs pour les deux nouvelles unités, d’une capacité de 700 MW, de la centrale. L’accroissement de la capacité actuelle de la centrale nucléaire de RAPS (1 180 MW) contribuera à répondre à la demande grandissante d’électricité du pays.
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Union Européenne : feu vert de la Commission pour Hinkley Point C
La Commission européenne a estimé dans une prise de position début août que le projet de centrale Hinkley Point C, dans le comté du Somerset, remplit les objectifs du traité Euratom et contribue au développement d’un mix énergétique britannique durable. EDF Energy a transmis début novembre 2011 la demande pour la construction et l’exploitation de l’installation à l’IPC (Infrastructure and Planning Commission) britannique. Les autorités du comté du Somerset avaient auparavant déjà donné leur autorisation, ce qui a permis à EDF Energy de démarrer les préparatifs du chantier.
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OL3 : remplissage de la station de pompage d’eau de refroidissement
Les vannes du barrage se situant entre le golfe de Botnie, en mer Baltique, et l’ouvrage d’amenée d’eau de mer de la centrale nucléaire d’Olkiluoto 3 (OL3) ont été ouvertes avec succès le 31 juillet dernier afin de débuter le remplissage de la station de pompage d’eau de refroidissement de la centrale, conformément au plan d’action approuvé par l’exploitant de la centrale, TVO, a annoncé Areva le 7 août. L’opération constitue un préalable aux futures activités de mise en service des systèmes d’eau brute et d’eau de refroidissement des îlots nucléaire et conventionnel de la centrale, indique le groupe.
Une fois l’étanchéité de l’ouvrage contrôlée et confirmée, l’opération de remplissage s’est achevée le 1er août lorsque l’équilibre avec le niveau de la mer a été atteint, soit après un remplissage total qui aura duré 7,5 heures. La station de pompage contient ainsi 30 000 m³ d’eau de mer, qui alimenteront par la suite les systèmes de refroidissement de la centrale.
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Belgique : découverte de défauts dans la cuve de Doel 3
Des anomalies ont été découvertes en août pendant l’arrêt pour visite décennale du réacteur n°3 de la centrale belge de Doel, lors d’un contrôle au moyen de sondes à ultrasons réalisé sur l’ensemble de la partie cylindrique de la cuve. Ce type de contrôle, employé pour la première fois sur une cuve de réacteur en Belgique, visait à détecter d’éventuels défauts dans l’acier de la cuve. Les défauts détectés auraient pour origine un processus de forgeage mal maîtrisé lors de la fabrication de la cuve. Des tests complémentaires sont actuellement en cours, de même que sur le réacteur 2 de la centrale de Tihange.
Le fabricant de ces cuves, le groupe néerlandais Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM), qui a depuis cessé ses activités, a équipé une dizaine de réacteurs en Europe et des représentants des autorités chargées de la sécurité nucléaire des pays se sont réunis le 16 août à Bruxelles pour "un échange d’informations", a indiqué l’Agence fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN).
En France, "le même type de contrôle est effectué lors de chaque visite décennale des réacteurs. A ce jour, aucun défaut comparable n’a été mis en évidence sur un réacteur en service en France" a indiqué l’IRSN, ajoutant que : "les cuves équipant le parc nucléaire français ne proviennent pas du même fournisseur que celle de Doel 3".
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Suisse : BKW dépose une demande de prolongation pour Mühleberg
BKW FMB a déposé le 9 août auprès du Département fédéral de [’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) pour la centrale nucléaire de Mühleberg une demande de prolongation de l’exploitation à titre préventif ainsi qu’un concept global de maintenance, a indiqué le groupe suisse.
"En remettant ces documents, BKW répond à une exigence formulée par le Tribunal administratif fédéral (TAF) dans sa décision du 1er mars 2072, contre laquelle BKW avait déposé un recours", souligne-t-il. La demande de prolongation vise à garantir la poursuite de l’exploitation de la centrale même dans l’éventualité où le Tribunal fédéral (TF) n’abrogerait pas la décision du TAF. BKW table sur un investissement à hauteur de 170 millions de francs suisses (141 M€) pour les mesures de rééquipement prévues. S’y ajoutent des investissements de maintenance et de remplacement.
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Suisse : les Académies des sciences ne sont pas favorables à une sortie du nucléaire
Dans leur analyse sur l’approvisionnement énergétique présentée le 9 août à Berne, les quatre Académies des Sciences suisses (Sciences naturelles, Sciences humaines et sociales, Sciences médicales et Sciences techniques) soutiennent certains objectifs du Conseil fédéral, comme une utilisation plus efficiente de l’énergie et le développement du renouvelable, mais les Académies ne sont pas d’accord avec le gouvernement sur la sortie du nucléaire. Elles réclament en outre une poursuite de la recherche sur l’atome et soulignent également l’importance des recherches sur le stockage des déchets.
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Amec obtient le contrat de traitement des déchets de Bohunice
La société Amec a obtenu début août un contrat de trois ans avec la centrale nucléaire de Bohunice en Slovaquie. Aux termes de cet accord, elle fournira un service de reprise et de traitement des déchets, d’un volume estimé à 600 m3, produits par les deux réacteurs VVER-400 du site, fermés respectivement en 2008 et en 2010. Amec avait conclu un contrat similaire sur 5 ans pour la centrale tchèque de Dukovany.
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Alliance entre Westinghouse et Studsvik dans le démantèlement
Westinghouse a annoncé le 16 août une alliance avec le groupe suédois Studsvik dans les services de démantèlement des installations nucléaires en Europe. Les deux groupes vont ainsi créer ndcon (Nuclear Decommissioning Consortium by Studsvik and Westinghouse), entreprise spécialisée dont les prestations iront du démantèlement à la décontamination en passant par la gestion des déchets, en Allemagne et en Suède dans un premier temps. Les deux groupes espèrent bénéficier de l’essor prévu de ce marché en raison du nombre de centrales qui devront être démantelées dans les 15 à 20 prochaines années en raison de leur arrivée en fin de vie ou de décisions politiques.
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Japon : Onagawa "remarquablement intacte" après le tremblement de terre, selon l’AIEA
La centrale nucléaire d’Onagawa, la plus proche de l’épicentre du séisme d’une magnitude de 9 du 11 mars 2011, s’est trouvée étonnamment épargnée par le séisme qui a ravagé le nord-est du Japon, malgré sa proximité de l’épicentre, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le 10 août. "Les éléments structurels" de la centrale sont restés "étonnamment intacts étant donné la magnitude des secousses [...] ainsi que la durée et l’ampleur de ce grand tremblement de terre", indique l’agence dans un rapport. Onagawa a été "soumis à des secousses très importantes -parmi les plus fortes subies par les sites affectés par le tremblement de terre - et à quelques inondations en provenance du tsunami qui a suivi, mais a été en mesure de s’arrêter en toute sécurité", poursuit l’agence.
