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juillet 2012
  • Bilan IRSN 2011 : faible niveau des expositions professionnelles à la radioactivité

    Les statistiques 2011 de l’IRSN le confirment : la catégorie professionnelle la plus exposée à la radioactivité est celle des personnels navigants des compagnies aériennes. Du fait de l’altitude et de la répétition des trajets en avion ces personnels sont exposés à des sources naturelles de rayonnements cosmiques nettement plus intenses qu’au niveau de la mer. Il en résulte une dose moyenne d’exposition sur l’année de 2 millisieverts pour 21 195 employés de cinq compagnies aériennes. Ce niveau reste 10 fois inférieur à la limite réglementaire d’exposition pour les travailleurs qui est de 20 mSv/an.
    La dose moyenne aux navigants est plus de 5 fois supérieure à celle enregistrée pour les travailleurs du nucléaire, qui se monte cette année à 0,37 mSv. Ce niveau moyen est assez nettement dépassé dans l’industrie non nucléaire (contrôles non destructifs, jauges, fabrication de produits pharmaceutiques, etc.) où la dose en 2011 s’établit à 0,52 mSv.
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  • Forte augmentation de la facture énergétique en 2011, due à 82 % à la hausse du prix du pétrole

    La facture énergétique de la France pour l’année 2011 a augmenté de 32 %, passant de 46 à 61 milliards d’euros, en raison principalement de la flambée du prix du pétrole, qui représente 82 % du montant. "A elle seule, la facture énergétique représente 88 % du déficit commercial de la France", a souligné le Commissariat général au Développement durable, une division du ministère de l’Ecologie, dans son "Bilan énergétique de la France pour 2011" publié le 19 juillet. Les prix des carburants fossiles ont augmenté en moyenne de + 40 % en un an pour le pétrole, + 39 % pour le gaz et + 33 % pour le charbon. En euros de 2011, la facture est supérieure aux sommets atteints au début des années 1980 suite aux chocs pétroliers de 1973 et 1979.
    Le pétrole a représenté 82 % de la facture l’an dernier, devant le gaz (19 %), les exportations d’électricité permettant d’alléger un peu la note (- 4 %). L’alourdissement de la facture aurait pu être encore plus important si la dépendance énergétique de la France n’était pas d’un aussi faible niveau, a souligné Pierre-Franck Chevet, Directeur général de l’énergie et du climat au ministère de l’Ecologie. Ce niveau de dépendance affiche 90 % en moyenne dans le monde, contre 53 % pour la France grâce à la part du nucléaire dans le bouquet électrique, a-t-il ajouté.
     

  • D. Batho réfute une hausse de 50 % de la facture d’électricité d’ici 2020

    "Non, la facture pour les Français ne s’alourdira pas de 50 % d’ici 2020, le gouvernement vient de limiter la hausse du prix du gaz et de l’électricité à l’inflation parce que nous voulons protéger le pouvoir d’achat", a déclaré le 20 juillet la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Delphine Batho, suite à la sortie le 18 juillet d’un rapport du Sénat qui évaluait la facture moyenne d’un ménage français à 1 307 euros par an en 2020 contre 874,5 euros en 2011, selon des chiffres donnés par la CRE, en raison des investissements élevés de l’énergie renouvelable et ceux croissants du nucléaire.
    "II y a effectivement des investissements qu’il va falloir faire et il y a ce grand enjeu de la transition énergétique qui va donner lieu à un débat national et citoyen", a-t-elle ajouté, prônant "une politique de sobriété énergétique, d’économie d’énergie car il y a une énorme marge de progression dans l’efficacité énergétique". Elle a rappelé que le député PS François Brottes allait présenter à la fin de l’été un rapport sur un projet de tarification progressive de l’énergie.
     

  • L’autorité de sûreté américaine valide l’outil de test de simulation du système numérique de contrôle-commande d’Areva

    Areva, qui affirme "avoir été le premier et le seul constructeur, à ce jour, à avoir reçu l’aval de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) pour l’installation de son système numérique de contrôle-commande de sûreté (Teleperm XS) sur une centrale nucléaire américaine", a annoncé le 24 juillet que la NRC a approuvé son outil de test de validation par simulation. Cet outil, connu sous le nom de SIVAT, est le premier logiciel de simulation destiné à réaliser les tests de validation sur des systèmes numériques de contrôle-commande de sûreté à être approuvé par la NRC. Les tests de simulation visent à permettre aux électriciens de procéder à la vérification de leurs systèmes de manière plus simple et plus précise, contribuant ainsi au niveau opérationnel tout en réduisant significativement les incertitudes associés à la certification, à l’installation et à l’exploitation d’un système de modernisation de contrôle-commande numérique.
     

  • Areva rejoint l’Association mondiale des exploitants nucléaires

    Areva a annoncé le 25 juillet avoir rejoint l’Association mondiale des exploitants nucléaires (WANO - The World Association of Nuclear Operators), en tant que membre de Catégorie 1. Le groupe devient ainsi membre à part entière du WANO en sa qualité d’exploitant de l’usine de recyclage de combustibles nucléaires de La Hague, en France.
    WANO est une association dédiée à la sûreté nucléaire, créée en mai 1989 après l’accident de Tchernobyl, dont la mission est d’optimiser la sûreté et la fiabilité de l’énergie nucléaire dans le monde et d’atteindre les plus hauts standards en matière de sûreté nucléaire.
    Elle réunit tous les exploitants mondiaux de centrales nucléaires ainsi que certains exploitants d’installations de recyclage de combustibles. Ses membres travaillent en collaboration pour évaluer, comparer et améliorer les standards de sûreté au travers de revues réalisées par les pairs, d’un support mutuel, d’échange d’informations ainsi que par l’émulation des bonnes pratiques.
     

  • Nouvel article

    Des approvisionnements mondiaux assurés à long terme
    Des ressources et une production d’uranium en hausse et la sécurité d’approvisionnement assurée à long terme, c’est ce qu’indique le rapport "Uranium 2011 : Ressources, production et demande", publié fin juillet par l’OCDE/AEN et l’AIEA. L’étude, qui décrit la situation au 1er janvier 2011, constate une hausse de 12,5 % des ressources totales identifiées depuis 2008 et estime que ces ressources identifiées sont suffisantes pour plus d’un siècle d’approvisionnement en fonction des besoins actuels. La production d’uranium a progressé de plus de 25 % entre 2008 et 2010, principalement grâce à l’intensification des activités minières au Kazakhstan, aujourd’hui premier producteur mondial.
    La demande devrait continuer à croître, la plus forte croissance venant de Chine, Fédération de Russie, Inde et République de Corée. D’ici 2035, la capacité nucléaire installée devrait passer de 375 GWe net (fin 2010) à 540 GWe net (hypothèse basse), et 746 GWe (hypothèse haute), soit une augmentation comprise entre 44 % et 99 %. D’où une progression des besoins de 63 875 tonnes d’uranium métal (tU) à la fin de 2010 à un chiffre situé entre 98 000 tU et 136 000 tU en 2035. La base de ressources actuellement identifiée est plus que suffisante pour répondre à la demande dans l’hypothèse haute jusqu’en 2035 et dans le futur prévisible. Il faudra cependant, pour satisfaire la demande projetée, investir en temps opportun dans des installations de production, estime le rapport.
     

  • ASN : le réacteur n°2 du Bugey apte à être exploité dix ans de plus

    L’ASN a indiqué le 25 juillet qu’elle considère que le réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Bugey (Ain) est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires après son troisième réexamen de sûreté. Pour la poursuite de son exploitation, l’ASN a préparé de nouvelles prescriptions visant à renforcer la sûreté, qui feront l’objet d’une décision de sa part d’ici la fin de l’année.
    L’avis de l’ASN sur la poursuite d’exploitation du réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Bugey conclut son analyse des résultats du troisième réexamen de sûreté de ce réacteur. Il tient compte également des premiers enseignements de l’accident de Fukushima Daiichi et des conclusions des évaluations complémentaires de sûreté menées en France qui ont donné lieu à sa décision du 26 juin 2012 fixant à EDF des prescriptions complémentaires applicables au site électronucléaire du Bugey, ajoute l’autorité.
     

  • Areva signe plusieurs contrats de fourniture de combustible en Allemagne

    Areva a annoncé le 12 juillet la signature de trois contrats avec les électriciens allemands RWE (Rheinisch Westfälisches Elektrizitätswerk) et EnBW (Energie Baden – Württemberg) pour la fourniture d’assemblages de combustible. Les deux premiers contrats conclus avec RWE portent sur la fabrication et la livraison d’assemblages de combustible ATRIUM et HTP(1) pour les centrales nucléaires de Gundremmingen (Bavière) et de Emsland (Basse-Saxe), jusqu’à fin 2015. Le troisième a été signé avec EnBW pour la fabrication et la livraison d’assemblages de combustible de type HTP pour le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Philippsburg (Baden-Württemberg), entre 2014 et 2017. Ces assemblages de combustible seront fabriqués par Areva sur son site de Lingen en Allemagne.
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    (1) ATRIUM : assemblages de combustible fournis par Areva aux électriciens exploitant des réacteurs à eau bouillante dans le monde. HTP : une des conceptions d’assemblages de combustible fournis par le groupe aux électriciens exploitant des réacteurs à eau pressurisée dans le monde.
     

  • Areva et Rosatom veulent renforcer leur coopération

    Areva et Rosatom ont signé le 18 juillet un protocole d’accord pour la mise en place de groupes de travail chargés d’étudier les modalités d’un renforcement de la coopération entre les deux groupes dans le domaine nucléaire. "Cette décision s’inscrit dans la continuité de la déclaration intergouvernementale franco-russe du 18 novembre 2011 appelant à une plus grande collaboration entre les acteurs nucléaires des deux pays. Par cet accord, Areva et Rosatom témoignent de leur volonté partagée d’assurer, par une coopération accrue entre acteurs nucléaires de premier ordre, le plus haut niveau de sûreté de produits et services qu’ils proposent à leurs clients", a indiqué Areva dans un communiqué.
    Les groupes de travail porteront notamment sur les services aux réacteurs nucléaires existants, la gestion des combustibles usés ou sur la coopération en matière de processus de fabrication et d’approvisionnement d’équipements de l’îlot nucléaire. L’avancée des travaux et l’analyse des conclusions seront supervisées par un comité de direction au sein duquel siégeront les directeurs généraux délégués des deux groupes.
     

  • Coopération entre CNPEC et Onet Technologies

    Wei Lu, Directeur général de CNPEC France et Directeur général adjoint de China Nuclear Power Engineering Company Ltd (CNPEC Ltd) et Dominique Mouillot, Présidente d’Onet Technologies et Directeur général du groupe Onet ont signé le 11 juillet 2012 un Memorandum Of Understanding (MOU). Ce memorandum couvre principalement les domaines du démantèlement des installations nucléaires, la décontamination, la gestion et le traitement des déchets nucléaires, les services d’ingénierie des centrales nucléaires en construction et en exploitation et les services de maintenance des centrales nucléaires en opération. Cet accord s’applique en Europe et en Chine.
    Avec l’expérience d’Onet Technologies en démantèlement et en traitement et gestion de déchets, le CNPEC veut se préparer au démantèlement des centrales chinoises et aussi intégrer les solutions de démantèlement dès la phase d’études pour la conception des centrales, explique le groupe français.
     

  • L’Andra publie son quatrième inventaire national des matières et déchets radioactifs

    L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs a présenté le 11 juillet son quatrième inventaire national des matières et déchets radioactifs. Réalisé pour la première fois avec un comité de pilotage comprenant des représentants de la société civile (FNE, Robin des Bois, Anccli), l’inventaire comporte des fiches plus précises sur les sites pollués, un dossier spécifique sur les immersions de déchets entre 1946 et les années 1980 (suite au Grenelle de la Mer) et des informations sur les déchets dits "à radioactivité naturelle renforcée", à savoir issus de la transformation de matières premières contenant des radionucléides non utilisés pour leurs propriétés radioactives (ex. traitement des terres rares).
    Le volume de déchets était de 1,30 million de m3 au 31 décembre 2010, contre 1,15 million l’année précédente, dont 59 % issus de l’électronucléaire, 26 % de la recherche, 11 % de la Défense, 3 % de l’industrie non nucléaire et 1 % du domaine médical. L’inventaire est accessible sur le site de l’Andra (www.andra.fr).
     

  • Le Tribunal Arbitral de la Chambre de Commerce Internationale tranche en faveur d’Areva-Siemens dans un litige l’opposant à TVO

    Le Tribunal Arbitral de la Chambre de Commerce Internationale (CCI) constitué en vue de trancher le litige qui oppose le consortium Areva-Siemens à son client, l’opérateur finlandais TVO, dans le cadre de la construction du réacteur nucléaire EPR de la centrale Olkiluoto 3 (OL3) en Finlande, a rendu début juillet une sentence partielle enjoignant TVO de débloquer 100 millions d’euros dus au Consortium Areva-Siemens et retenus en contravention des dispositions contractuelles. Avec les intérêts échus, TVO devra payer une somme totale de 125 millions d’euros ainsi que les frais de procédure supportés par le consortium.
     

  • République tchèque/Temelin : 3 candidats ont déposé leurs offres formelles

    Le groupe d’électricité tchèque CEZ a annoncé le 2 juillet avoir reçu les offres formelles des trois candidats pré-sélectionnés pour la construction des 3e et 4e tranches de la centrale nucléaire de Temelin (sud-ouest de la République tchèque). Il s’agit du français Areva, de l’américain Westinghouse (contrôlé par le japonais Toshiba) et du consortium des russes Atomstroïexport et Gidropress alliés au tchèque Skoda JS (contrôlé par le russe OMZ). La valeur de la commande est évaluée à 200 ou 300 milliards de couronnes (de 7,9 à 11,8 milliards d’euros).
    L’appel d’offres a été lancé en 2009. La décision finale est attendue en 2013. Les nouvelles tranches de Temelin devraient être opérationnelles vers 2025. Temelin est doté de deux réacteurs VVER à eau sous pression, d’une puissance de 1 000 mégawatts chacun, fabriqués par le tchèque Skoda et munis de systèmes de sécurité et de contrôle de Westinghouse.

     

  • Royaume-Uni : Areva candidate à la reprise d’Horizon

    Le président du directoire d’Areva, Luc Oursel, a confirmé le 7 juillet, en marge des 12e Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, des informations faisant état d’une possible alliance avec des électriciens chinois, dont CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Corp.), pour sauver des projets de centrales nucléaires au Royaume-Uni en rachetant Horizon Nuclear Power, la co-entreprise d’E.ON et RWE, les deux groupes allemands ayant décidé de se retirer du nucléaire dans le pays.
    "L’idée, c’est qu’il y ait une équipe qui reprenne tout cela", a déclaré L. Oursel, mentionnant que cette équipe candidate à la reprise d’Horizon inclurait Areva ainsi qu’"un certain nombre d’électriciens, dont des électriciens chinois", comme CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Corp). "Nous participerons aux recherches du gouvernement et nous le ferons probablement avec les Chinois, et avec d’autres acteurs", a ajouté L. Oursel. Le but est d’éviter que le travail mené depuis plusieurs années par EON et RWE pour participer à la "renaissance" de l’atome au Royaume-Uni, et pour lesquels ils avaient créé Horizon, ne "parte à vau-l’eau", a-t-il expliqué.
     

  • Japon : première extraction de combustible stocké dans une piscine de Fukushima Daiichi

    Le personnel de la centrale de Fukushima Daiichi a extrait le 18 juillet du combustible de la piscine de stockage du réacteur 4. L’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), avait annoncé que cette opération débuterait en juillet, afin de retirer dans un premier temps deux barres de cette piscine. Chaque barre mesure environ 4 mètres de long. C’est la première fois que Tepco parvient à retirer du combustible nucléaire depuis l’accident du 11 mars 2011 dans cette centrale du nord-est du Japon. Tepco compte étudier l’état de ces deux premières barres afin de décider de la méthode à adopter pour extraire les autres. "Nous allons examiner l’état de corrosion des barres, provoqué par le déversement d’eau de mer" dans le réservoir lors des premières semaines de l’accident, a expliqué une porte-parole de Tepco.
     

  • Amsycom accompagne EDF dans la modernisation des immeubles en support du parc nucléaire

    Amsycom et Artay, deux entités du groupe Amsycom, qui ont déjà avoir contribué à plusieurs opérations dans le cadre du projet OEEI lancé par EDF pour rénover son parc immobilier autour de centrales nucléaires sur la période 2007/2011, ont annoncé début juillet qu’elles vont accompagner l’électricien dans le cadre d’un nouveau projet pluri-annuel d’ampleur qui vise à construire ou réhabiliter plusieurs dizaines d’immeubles tertiaires et semi-industriels venant en support de la production. Il s’agira de seconder EDF dans son appel d’offres pour la réalisation d’un programme de rénovation du par tertiaire : bureaux, ateliers, bâtiments logistiques.
     

  • Pré-qualification du réacteur ATMEA1 en Argentine

    ATMEA a annoncé que l’électricien national argentin Nucleoelectrica Argentina (NA-SA) a l’avait informé le 12 juillet de sa décision de pré-qualifier la technologie ATMEA1 pour le prochain appel d’offres qui doit être lancé pour la construction de la quatrième centrale nucléaire du pays. En 2006, l’Argentine a annoncé la relance de son programme stratégique de développement du secteur électronucléaire, incluant la construction de son quatrième réacteur nucléaire.
     

  • Annulation de l’ordonnance fixant l’arrêt de la centrale de Garoña au 6 juillet 2013

    Le gouvernement espagnol a donné son feu vert le 3 juillet à la prolongation jusqu’à 2019 de l’exploitation de la plus ancienne centrale nucléaire du pays, à Garoña, près de Burgos (nord), mise en service en 1971. Le ministre de l’Industrie avait annoncé en février son intention de prolonger pour au moins cinq ans, l’exploitation de la centrale après l’accord du conseil de sûreté nucléaire jusqu’en 2019.
    Dans une ordonnance publiée le 3 juillet par le ministère, le gouvernement a annoncé "l’annulation partielle de l’ordonnance du 3 juillet 2009 qui fixe comme date de cessation définitive de l’exploitation de la centrale nucléaire de Santa Maria de Garoña le 6 juillet 2013".
    Le texte autorise l’exploitant de la centrale, la société Nuclenor contrôlée à parts égales par les groupes Iberdrola et Endesa, à solliciter auprès du ministère, avant le 6 septembre 2012, "un renouvellement de l’autorisation de l’exploitation pour une nouvelle période non supérieure à six ans". Le ministère souligne qu’il faut "de nouvelles mesures" pour réduire un "déficit cumulé d’environ 24 milliards d’euros" du secteur de l’électricité.
     

  • Belgique : une loi pour la sortie du nucléaire

    Le gouvernement belge a approuvé le 20 juillet 2012 le projet de révision de la loi sur la sortie du nucléaire et inscrit dans la loi le calendrier de fermeture des centrales nucléaires du pays. Suite aux décisions sur la sécurité d’approvisionnement électrique du 4 juillet, le gouvernement belge a en approuvé la révision de la Loi de 2003 qui prévoyait la sortie progressive du nucléaire de 2015 à 2025 en interdisant la construction de nouvelles centrales et en limitant à 40 ans la durée d’exploitation des tranches existantes.
    L’article prévoyant la possibilité de déroger au calendrier de sortie du nucléaire par un simple arrêté royal sera supprimé. Dates de mise hors service des sept tranches nucléaires inscrites dans la loi : Doel 1 et 2 en 2015, Doel 3 en 2022, Tihange 2 en 2023, et Tihange 1, Tihange 3 ainsi que Doel 4 en 2025. La modification de la loi doit encore être approuvée par le parlement en septembre.
     

  • Etats-Unis : finalisation de la fusion entre Duke Energy et Progress Energy

    La fusion entre Duke Energy et Progress Energy a été finalisée début juillet, créant l’un des plus grands groupes exploitant des centrales nucléaires aux États-Unis. La fusion, évaluée à 32 milliards de dollars, met sur pied un groupe Duke Energy disposant de 57 GW installés, dont 11 GW à partir de 12 réacteurs nucléaires, sur sept sites : Brunswick, Catawba, Crystal River, McGuire, Oconee, HB Robinson et Shearon Harris. Duke a en outre en cours trois demandes de licences pour de nouvelles tranches : Levy, en Floride, Shaeron Harris, en Caroline du Nord, et William States Lee III, en Caroline du Sud.
     

  • Russie/Biélorussie : signature pour la construction d’une centrale biélorusse

    La Russie et la Biélorussie ont signé le 18 juillet le contrat général sur la construction d’une centrale nucléaire composée de deux réacteurs d’une puissance totale de 2 400 MW dans la région biélorusse de Grodno, dans le cadre d’une visite du premier ministre Dmitri Medvedev à Minsk. Le document a été signé par la société russe Atomenergoproekt (NIAEP), filiale d’ingénierie du groupe Atomstroïexport, et la Direction de la construction des centrales nucléaires biélorusse en présence des premiers ministres des deux pays. Moscou et Minsk avaient signé un accord sur la construction d’une centrale nucléaire sur le territoire biélorusse le 15 mars 2011. Au terme du contrat, le premier réacteur d’une puissance de 1 200 MW devrait être mis en exploitation industrielle en novembre 2018 et le second en juillet 2020. La construction sera effectuée par les Russes, sera financée au moyen d’un crédit russe de 10 milliards de dollars.
     

  • Corée/Emirats : feu vert à la Corée du Sud pour deux réacteurs à Abou Dhabi

    Les Emirats Arabes Unis ont annoncé le 18 juillet le lancement des travaux de construction à Abou Dhabi des deux premiers de leurs quatre réacteurs nucléaires, confiés à consortium mené par la compagnie sud-coréenne publique Kepco, avec l’objectif de produire de l’électricité dès 2017. L’Autorité fédérale de régulation nucléaire a indiqué avoir autorisé la construction de ces deux réacteurs à Baraka, dans l’ouest de l’émirat d’Abou Dhabi, avec une capacité de 1 400 mégawatts chacun. Fin décembre 2009, les Emirats avaient confié à Kepco la construction, pour 20,4 milliards de dollars, de leurs quatre réacteurs nucléaires. L’autorisation, accordée à l’Agence émiratie de l’énergie nucléaire Emirates Nuclear Energy Corporation (Enec), marque l’agrément final pour le site de Baraka, a indiqué l’Autorité de régulation.
    L’AIEA pourra procéder à tout moment à des inspections à Baraka ou ailleurs aux Emirats pour s’assurer du respect du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, a indiqué l’Autorité de régulation. Selon une étude gouvernementale, les Emirats auront besoin à l’horizon 2020 de 40 000 mégawatts et l’énergie nucléaire serait une des options les plus viables pour ce pays, pourtant riche en pétrole et en gaz.
     

  • Japon : redémarrage d’un deuxième réacteur nucléaire

    Le Japon a redémarré le 18 juillet le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire d’Ohi dans la préfecture de Fukui, ce qui en fait le deuxième réacteur à être redémarré depuis l’accident de Fukushima. Le réacteur numéro 4, qui représente un regain de production électrique d’1,18 million de kilowatts, devait être pleinement en service à partir du 25 juillet. Le réacteur numéro 4 avait été fermé pour maintenance le 22 juillet de l’an dernier.
    L’opérateur de la centrale, Kansai Electric Power Co., avait redémarré le 1er juillet le réacteur numéro 3, en raison des difficultés du gouvernement à assurer les besoins d’électricité dans l’ouest du Japon.
    Kepco avait commencé le 16 juin les travaux en vue du redémarrage des réacteurs Ohi 3 et Ohi 4, après avoir obtenu le feu vert du gouvernement japonais. Le Premier ministre Yoshihiko Noda avait au préalable rencontré le gouverneur de la préfecture de Fukui, à Tokyo. D’après le Japan Atomic Industrial Forum (Jaif), le gouverneur a autorisé la remise en service des deux tranches car le gouvernement lui a assuré qu’il allait redoubler les efforts en matière d’amélioration de la sécurité nucléaire. Le maire de la ville d’Ohi, avait donné son accord le 14 juin. Depuis l’accident de Fukushima, les 50 réacteurs japonais en fonctionnement ont peu à peu été déconnectés du réseau et soumis à des contrôles de sûreté supplémentaires. Ohi 3 et Ohi 4 ont été les premiers à passer les tests.
     

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