Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé le 14 mai "l’engagement" de 107 millions d’euros, issus du programme d’investissements d’avenir, en faveur de deux projets liés à la recherche et à la sûreté nucléaire.
L’un de ces projets, doté de 50 millions d’euros, vise lui à "accroître encore l’expertise française en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection", indique le communiqué. "En se fondant sur les enseignements tirés d’accidents nucléaires comme celui de Fukushima, les 23 projets de recherche sélectionnés [...] conduiront à accroître la maîtrise de la gestion de tels accidents par les exploitants et les autorités publiques, à mieux appréhender les conséquences de ces accidents en matière de rejets de matières radioactives et à quantifier leur impact sur la santé et l’environnement".
L’autre projet doté de 57 millions d’euros, "permettra de valoriser, et de diffuser vers les entreprises, les résultats issus de la recherche des 11 500 chercheurs des laboratoires de l’Université de Lyon, en créant une société d’accélération du transfert de technologies (SATT)", spécialisée dans la santé, les biotechnologies, la chimie, le développement durable, les nanotechnologies et les logiciels.
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107 millions d’euros pour la sûreté nucléaire et pour la recherche
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Un consortium franco-japonais remporte le contrat de construction de la deuxième centrale nucléaire turque
Un consortium franco-japonais remporte le contrat de construction de la deuxième centrale nucléaire turque
Un accord intergouvernemental, qui marque le coup d’envoi de discussions commerciales exclusives, a été signé le 3 mai à Ankara par Premier ministre japonais et son homologue turc pour la construction de la deuxième centrale nucléaire turque. Le consortium retenu réunit Mitsubishi Heavy Industries (MHI), son compatriote Itochu, l’énergéticien français GDF-Suez, qui sera chargé de l’exploitation du site, et l’entreprise turque EÜAS. Areva fournira avec MHI les quatre réacteurs de moyenne puissance (1 100 mégawatts) Atmea-1 qui équiperont la centrale, développés par leur coentreprise. De longues négociations commerciales devront avoir lieu avant que l’accord turco-japonais ne débouche sur une commande formelle d’Atmea-l. Le calendrier du projet prévoit le début des travaux de construction sur le site de Sinop, au bord de la mer Noire, en 2017, pour une mise en service des quatre tranches étalée entre 2023/2024 et 2028.
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Mise en service de la ligne à très haute tension de l’EPR de Flamanville
La nouvelle ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine, par laquelle transitera l’électricité produite par le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche), a été mise en service, a annoncé le 2 mai le gestionnaire du réseau RTE. Longue de 163 kilomètres à partir de Saint-Sébastien-de-Raids (Manche) dans le sud du Cotentin jusqu’à Beaulieu-sur-Oudon (Mayenne), cette ligne-électrique de 414 pylônes, qui aura selon RTE coûté au total 343 millions d’euros, traverse 64 communes dans quatre départements de l’Ouest. Outre l’électricité de Flamanville, la ligne doit renforcer la sécurité d’approvisionnement électrique de la Bretagne et permettre de transporter l’électricité des grands parcs éoliens en mer et des premiers projets d’hydroliennes qui doivent être construits dans la Manche. C’est la plus longue ligne électrique construite en France depuis plus de 20 ans.
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Areva remporte un contrat de 70 millions de dollars pour la fourniture d’uranium aux Etats-Unis
Areva a annoncé le 2 mai avoir remporté un contrat pluriannuel de plusieurs millions de dollars pour la fourniture de concentrés uranifères (U3O8), qui sera utilisé, après transformation, comme combustible dans les réacteurs d’un des plus gros électriciens américains. Selon le contrat, estimé à environ 70 millions de dollars, Areva fournira environ un million de livres d’U3O8 sur plusieurs années.
